Randonnée en forêt

Sachant le mauvais temps prévu pour le week-end, nous avons profité du soleil qui s’attardait quelque peu samedi matin sur la région pour aller se ressourcer en forêt.

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2015-08-08 (40)Mon photographe en herbe mimait de capturer des images de tout ce qui lui plaisait avec son jouet.

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Ce fut un réel plaisir, d’autant qu’il faisait bien chaud dehors en partant de la maison, mais la forêt était fraîche et agréable.

Nous en avons profiter pour ramasser des feuilles afin de confectionner un herbier.

En rentrant, nous avons réaliser un atelier « Mariage des couleurs » avec Merveille à partir duquel il a confectionné une fresque sur la balade du matin.

Je vous montrerai le résultat dans un prochain article 😉

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Je me rappelle… 4 ans déjà !

Un sourire idiot au bord des lèvres qui ne s’efface pas,

les yeux qui s’embuent devant des visages fantomatiques,

Le temps qui défilent et comme une impression de double vie :

Le coeur s’emballe au rythme des minutes qui s’écoulent

Des papillons dans le ventre se multiplient alors que l’heure approche

Un sentiment d’excitation dans tout le corps

Reminiscence des émotions de ce jour exceptionnel

Je me rappelle…

Du bout des lèvres au réveil un « bon anniversaire » prononcé,

Les yeux de maman dévorent du regard les effets du temps passé :

Hier un nourrisson a laissé place aujourd’hui au grand frère,

qui divertit « son bébé » en faisant le pitre pour lui.

Cette sensation de n’avoir rien vu passé, ni assez profité.

Je me rappelle…

Les aiguilles tombent enfin sur l’heure tant attendue;

Et dans la poitrine la joie explose,

les larmes coulent et les lèvres voudraient pouvoir rencontrer cette joue qu’elles ont tant embrassé depuis,

les bras voudraient l’envelopper pour un câlin plein de tendresse.

Mais tu es à l’école.

Je me rappelle…

Ce premier anniversaire loin l’un de l’autre est pour moi une déchirure.

Le corps au boulot, l’esprit à l’hôpital,

La tête en 2015, le coeur en 2011,

Une douceur à la limite de la schizophrénie, mais j’assume.

Je t’aime tant. Bon anniversaire mon petit homme !

Merci pour tout ce bonheur que tu as fait entrer dans nos vies.

 

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Cette minute où tout bascule

Vendredi soir. Une chaleur d’enfer toute la journée, les enfants sont surexcités. Je suis en retard ce soir-là à cause des sempiternels problèmes de transport (merci la SNCF). Monsieur est donc obligé d’emmener seul les enfants chez le médecin car Lumière a une conjonctivite depuis 2 semaines qui refuse de partir.

Malheureusement le vendredi c’est consultations libres, ce qui signifie le début d’une longue attente… Lorsqu’il arrive, 7 personnes devant lui. 1/4 d’heure de consultation par personne, soit 1h45 à patienter avant que ça ne soit le tour de Lumière.

Afin d’améliorer l’ambiance chaleureuse des lieux, la salle d’attente est une verrière et avec le soleil qui tape à 30°C, cela produit un charmant effet de serre, rendant les lieux un tantinet… étouffants !

Monsieur est donc vite débordé avec les enfants qui ne tiennent pas en place : le petit veut absolument marcher – sauf qu’il a encore besoin de nous tenir les mains pour se déplacer – et le grand veut courir partout. Et naturellement, Merveille qui réclame constamment tablette ou téléphone pour jouer, refuse ce moyen de canalisation. Ce serait trop facile…

Entre sa propre fatigue due à la chaleur, les regards noirs des autres patients parce que nos bambins font trop de bruit à leur goût et les enfants qui le sollicitent de toute part, il a vite fait de faire quelques concessions à première vue anodines pour réussir à tout gérer. Ainsi Merveille a le droit de faire des allers-retours en courant de la salle d’attente à l’entrée du bâtiment, sinon il devient intenable. Monsieur peut donc se consacrer à Lumière en gardant un œil sur Merveille.

Mais le cadet a vite fait d’accaparer toute son attention. Il met donc un certain temps à se rendre compte que Merveille met du temps à revenir cette fois. Il tend l’oreille et prend soudain conscience de cette absence de bruit angoissant. Pourtant on peut difficilement louper tout le tintamarre que fait l’aîné où qu’il soit. Alors pourquoi ce silence ?

Il prend Lumière à bras et va vérifier dans l’entrée, personne… Il veut demander aux secrétaires si elles ne l’auraient pas vu, d’autant qu’elles le connaissent bien, mais elles sont toutes les deux occupées par des appels téléphoniques.

La panique commence à monter. Ce moment d’angoisse ultime où tous les pires scénarios défilent dans notre tête. Où est-il ? Est-ce que quelqu’un l’a emmené ? A-t-il profité qu’une personne entrait ou sortait pour aller dans la rue ? Et s’il se faisait renverser ? Si on ne le revoyait jamais ?

Reprenant ses esprits, il court vérifier aux toilettes, on ne sait jamais, des fois que… des fois que par chance, il ai simplement eu envie et qu’il y soit allé sans rien dire, sans prévenir. De la chance, c’est ce qu’on ressent vraiment, ce à quoi on se raccroche désespérément en priant tout et n’importe quoi pour retrouver son enfant sain et sauf.

Quand il y arrive enfin, un petit bonhomme de bientôt 4 ans en sort, sourit simplement à son père en lui expliquant qu’il avait eu envie de faire pipi.

Et là Monsieur, les yeux embués, soulagé au-delà de ce que les mots peuvent exprimer, répond à son fils qu’il ne devrait jamais s’en aller sans prévenir. Merveille ne comprend pas, dit qu’il a prévenu la gentille dame à l’accueil. Pourquoi n’est-ce pas suffisant ? Il ne comprend pas la panique paternel, et n’entrevoit pas une seconde la raison pour laquelle son père semble si inquiet.

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Monsieur me racontera tout cela dans la soirée, la voix tremblante, les larmes aux yeux et le visage tordu d’angoisse au souvenir de ce qu’il a vécu, ressenti. Je crois qu’il n’est pas prêt d’oublier ce moment où il a bien cru que tout basculait. Une leçon qu’il n’est pas prêt d’oublier. On me dit mère angoissée, mais je ne sais que trop bien qu’il suffit d’une toute petite minute pour que notre monde s’écroule à jamais. Je préfère donc conserver cette étiquette et garder mes enfants indemnes, plutôt que faire partie des faits divers qui me retournent les tripes à chaque fois que je les lis.

Comment retrouver la magie des cadeaux ?

Les 4 ans de Merveille arrivent à grand pas…

Et tout l’entourage nous demande quel cadeau ils peuvent acheter. Et bien c’est un vrai casse tête !

grand parents maternels + grand parents paternels + 3 tantes (dont 1 marraine) + 1 oncle + 1 parrain + ses parents = un petit garçon hyper gâté à chaque fête.

Sa chambre est rempli de jouets; avec son père, nous trouvons même quil en a beaucoup trop, au point de ne pas comprendre la chance qu’il a. J’ai le sentiment qu’il y a comme un côté désabusé aujourd’hui chez beaucoup d’enfants. Ils ont des chambres remplis de jouets et considèrent néanmoins qu’ils n’en ont jamais assez. Ils jouent 2 fois avec un jouet avant de l’abandonner dans un coin.

Petite, avec mes soeurs, nous avions bien moins de cadeaux et ne les en apprécions que plus. Nous chérissions ceux que nous avions et jouaient avec au point qu’ils aient ce côté usé du « souvent utilisé ». Recevoir des cadeaux à Noël et à mon anniversaire était pour moi une source d’émerveillement. C’était une joie sincère et profonde que je ne trouve plus dans le regard des enfants de maintenant. Et quand j’en parle aux autres parents, nous tombons tous d’accord sur ce ressenti commun.

J’ai beaucoup réfléchi sur la solution a y apporter : Faire un gros cadeau commun pour qu’il en ai moins ? Oui, mais le hic c’est que tout le monde préfère acheter un cadeau plutôt que verser une participation. Ils ont l’impression de recevoir moins de crédits si ils participent.

Du coup, nous avons opté pour des cadeaux ludiques, qui sont je pense le moindre mal. Là où Merveille réclame à tord et à travers dinosaures et voitures qu’il a déjà en nombre conséquent, nous avons plutôt opté pour des jouets mûrement réfléchis :

Un vélo. Il n’en a pas fait la demande mais je pense que c’est une bonne chose pour l’aider dans sa motricité (il tombe souvent), lui muscler les jambes (il a très peu de force dans les jambes), et lui faire faire un peu de sport (il déborde toujours d’énergie, cela l’aidera à en évacuer un peu et c’est bon pour la santé). Nous sommes aller en magasin hier voir quelle taille/modèle lui irait bien. Il a tellement aimé que nous n’arrivions plus à l’en décrocher…

Un déguisement de spiderman. Je confesse ne lui avoir jamais acheté de déguisement. Du coup, à la dernière fête de l’école, j’ai eu un peu honte car Merveille était le seul sans déguisement… Ce cadeau-ci est à sa demande. J’ai trouvé que c’était une bonne idée socialement (ainsi il ne sort pas de la masse en étant le seul sans rien, et le sujet est à la mode dans les cours de récré), et pour l’imagination (car cela lui permet de développer ses capacités d’invention à traver les histoires qu’il crééra en portant ce costume).

– Du Super Sand. C’est du  sable 100% naturel et hypoallergénique qui permet de créer des sculptures de sable. Le concept est le même que celui de la pâte à modeler, sauf que c’est très doux au toucher, très facile à utiliser, c’est d’une seule couleur (ainsi on ne conclue pas l’atelier par une seule boule multicolore ultra moche), et si on l’oublie, ça ne sèche pas ! Merveille l’a testé au nouvel an chez une tante et il avait tellement apprécié, que ça fait 6 mois que j’ai ce cadeau en tête. C’est donc bon pour l’imagination comme pour le développement sensoriel (lui et Lumière apprécieront le toucher), l’imagination et la créativité.

– Le coffret de lecture Montessori. Il adore les livres mais l’alphabet ne semble pourtant pas l’attirer. Je veux par ce biai l’initier aux lettres de manière ludique en me basant sur une méthode d’apprentissage que j’apprécie grandement car elle respecte l’enfant.

Quoiqu’il en soit je me rend compte que je finis invariablement par échouer soit chez Oxybul soit chez Nature & Découverte, car ce sont des enseignes axées sur les développements cognitifs de l’enfant à travers des jeux ludiques, visuellement agréables et très sympathiques.

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De la guerre à l’amour, relation fraternelle

« Avec les garçons, tout n’est qu’une question de territoire »

Voilà ce que m’a dit une amie il y a peu, et ce fut pour moi comme une révélation. Cette simple phrase expliquait bien des choses.

Cela éclairait le comportement de mes garçons, qui passent d’un amour inconditionnel à une guerre sans merci en l’espace de 5 minutes.

Les plus tendres câlins et mots d’amour éternel font place aux coups de griffes, hurlements et violentes bousculades en une fraction de seconde.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que l’un a osé toucher au jouet de l’autre ou fait mine de squatter la chambre adverse.

Car au final, lorsque « Son » territoire est empiété, c’est bien un combat sans merci qui commence où le camp opposé devient l’ennemi juré.

Une guerre des tranchés délimitée par une frontière invisible ou clairement signalé par des jouets (sur lesquels on a le dont de marcher et de se faire hyper mal aux pieds) se fait constamment sentir au sein de la maison.

Et qu’on ne s’y trompe pas, le cadet, d’à peine 14 mois, est un antagoniste aussi virulent que l’aîné de bientôt 4 ans.

Ne parlons pas du territoire « Maman ». Je suis un îlot de guerre perpétuelle ! Lorsque ce n’est pas l’aîné qui scande les discours à son frère de « Ma maman ! »,

c’est le petit qui tape le grand ou le pousse pour l’éloigner de moi et s’approprier toute mon attention.

Si je regarde ou félicite l’un plus que l’autre, une compétition d’à « qui pisse le plus loin » du plus capable s’engage pour rivaliser d’attentions maternelles.

Inutile de préciser qu’il m’est IM-PO-SSI-BLE de faire câlin aux deux simultanément.

Si j’ai le malheur d’essayer, une lutte à coups de griffes et de cheveux tirer s’engage alors.

Et pourtant…

les deux sont capables de me faire des remontrences pour défendre l’honneur de l’autre,

si l’un pleure, l’autre va au choix, faire le clown, lui faire des câlins ou chercher à le rassurer.

Lorsque le petit se réveille le week-end, le grand le rejoint systèmatiquement dans sa chambre pour jouer avec lui et l’occuper en attendant qu’on se réveille (ba oui les deux se réveillent avant nous, que voulez-vous).

Ils adorent rire ensemble.

Lorsque le cadet observe son aîné, on sent de l’admiration dans son regard et une puissante envie de le suivre partout.

Lorsqu’il joue dans son coin en secret avec les jouets de son grand-frère, il reproduit clairement le comportement du grand.

Lorsque j’en laisse un le matin à l’école, il lui est impensable de ne pas faire au moins 10 câlins et 38 bisous à son petit frère.

Il y a un amour et une tendresse entre eux indéniable.

Mais il y a un moment (territoire temporel ?!) pour la tendresse et un autre pour les « fou moi la paix »…. 😉

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La guerre des repas

Comme quoi, aucun enfant n’est pareil.

Merveille est d’une simplicité pour les repas, il mange de tout et a très bon appétit (même trop bon appétit). Tandis que Lumière a un rapport conflictuel avec le moment des repas. Ou plutôt, devrais-je dire un rapport conflictuel avec le triangle Lui-Repas-Parents.

Pourquoi ?

L’heure des repas est un moment problématique depuis sa naissance. Il est né par césarienne un peu plus de 3 semaines avant la date du terme, ce qui c’est ressenti sur la maturation de son muscle du pylore. Immature, ce dernier ne se fermait pas correctement (et c’est toujours le cas); s’en suivaient des RGO très violents. Il vomissait après chaque tétés par jais, c’était vraiment très impressionnant, mais surtout très inquiétant.

La maternité m’a donc fait arrêter l’allaitement au bout de 3 jours pour le passer sous lait épaissi avec pour consigne de ne pas le toucher pendant 2h après chaque repas. Nous devions le poser dans son couffin sans pouvoir le câliner ni de le bercer pour ne pas exciter son estomac.

Si les premiers jours, je ne pensais qu’à son bien-être, les jours suivants, la chute des hormones aidant, j’ai vite regretté d’avoir aussi facilement laisser tomber l’allaitement. J’ai eu l’impression de l’avoir abandonné, de ne pas m’être assez battue pour lui conserver le bien-être du lait maternelle : aussi bien pour sa santé que pour le tendresse maternelle prodiguée lors de ces instants. Cela m’a provoqué un tel mal-être, que lui donner le biberon m’insupportait. Je détestais ces moments et faisais tout pour les laisser au papa.

Il ne veut pas manger avec nous

Cela a dû marquer Lumière dans une certaine mesure je pense, car aujourd’hui il nous est très difficile à moi comme au papa de le faire manger. Tandis qu’avec sa nounou ou ses grands-parents il ne rechigne pas et mange comme un ogre. Tous sont fort surpris quand nous leur annonçons nos difficultés de ce côté là.

En général, peu importe que ce soit un repas maison ou un petit pot, en purée ou en morceaux, liquide ou dense, le résultat reste le même: il mange 2, voir 3 bouchées, puis détourne la tête pour nous indiquer qu’il n’ira pas plus loin. Si on insiste, il tape dans la cuillère, se cambre dans tous les sens et hurle. On finit invariablement par s’énerver et le mettre au lit, avant de regretter 5 minutes plus tard qu’il se soit une fois de plus coucher le ventre quasiment vide.

Puis un jour, la solution

On a fini par remarquer que lorsque son grand frère lui donnait à manger, il ouvrait systématiquement la bouche. Alors après les maints refus essuyés, on a tenté un soir de requérir l’aide de Merveille. Et « Oh Miracle ! », il ouvrait la bouche en regardant son frère avec joie. Idem au repas suivant.wpid-20150517_135529.jpg

Du coup, on commence par lui donner à manger, puis quand apparaît le premier stop, on l’aide à manger par lui-même, et les fois où il refuse catégoriquement de manger alors qu’il n’a pour ainsi dire rien manger, on demande à Merveille son assistance quand il est d’accord.

Notre visite à Necker

Suite à notre discussion avec un anesthésiste fin mars, il nous avait conseillé d’emmener Merveille consulter un ORL. Il considérait qu’il avait des hyper-amygdales obstructives qui lui provoquaient ses apnées du sommeil. En conséquence de quoi, en découlaient son hyperactivité et sa difficulté à focaliser son attention puisque son cerveau n’est pas assez irrigué en oxygène la nuit.

UN DIAGNOSTIC ENFIN

Soulagés d’avoir enfin un semblant d’explication, nous avons d’abord pris rendez-vous avec un ORL de ville, avant de nous faire la remarque que ce serait encore sûrement un coup d’épée dans l’eau. En effet, nous avions déjà été consulter un ORL en janvier, suite aux nombreuses otites de Merveille, qui avait conclu que tout allait bien (euh… ok. Donc 9 otites en 3 mois c’est normal…!). Méfiants, nous avons donc préféré nous tourner directement vers des spécialistes pédiatriques en prenant rendez-vous à l’Hôpital Necker.

Je ne vous raconte pas à quel point j’étais impatiente que ce rendez-vous arrive, tout en essayant vainement de me raisonner sur la possibilité que ce ne soit une fois de plus qu’une nouvelle déception.

PUIS VINT LE JOUR J

Nous nous sommes donc rendus le 29 avril après-midi là-bas, une demie-heure avant l’horaire de la consultation comme indiqué. Nous avons procédé à l’enregistrement administratif, ce qui n’a pris que 5 minutes (C’était le premier hôpital dans lequel cette partie était fait si rapidement). Ça m’a donné confiance, était-ce un bon signe ? Puis direction l’aile A pour notre rendez-vous. Nous nous dirigeons vers le bureau des consultations ORL, en retenant Merveille à 2 reprises. Il faut dire qu’ils tendent les parents en embuscade dans cet hôpital : pour aller aux consultations, nous sommes censés traverser un grand hall de jeu et une bibliothèque, aux parois en verres transparentes, qui expose tous ses livres pour enfant ostensiblement, et ce, sans faillir. A moins d’avoir au préalable bandé les yeux de son bambin pour passer dans ce jardin d’Eden enfantin, je ne vois pas comment effectuer une traverser sereine ?!

Bref, nous avons finalement atteint notre destination. Accueillis par un personnel charmant, une attente divertie par du personnel apportant des livres ou des coloriages aux enfants, bref tout se présentait positivement.

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PARLER A UN MUR

Positivement… jusqu’à ce que vienne la consultation. Le médecin a cessé de nous écouter quand nous lui avons expliqué avoir consulter un ORL en janvier pour des otites à répétition. Il s’est focalisé dessus, sans plus entendre que nous venions pour autre chose. Il a regardé ses oreilles, nous a dit qu’en effet il avait encore une otite en cours avec du liquide derrière le tympan, mais rien de grave.

Nous avons tenté de continuer notre explication, de lui signaler que les otites n’étaient qu’une anecdote, mais peine perdue. Il a vaguement entendu le mot « hyper-amygdale », a regardé et nous a dit qu’elles étaient grosses mais pas au point d’être obstructives.

Dès le début il avait décidé de refiler un médicament contre l’asthme à Merveille et n’a pas voulu nous entendre sur une étude du sommeil. Il nous a demandé de revenir dans 3 mois et d’observer son sommeil d’ici là pour vérifier si il faisait des apnées. J’ai eu beau lui dire que c’était le cas puisque nous l’avions déjà vérifié, il n’a pas semblé prêter la moindre attention à ma réponse.

Nous sommes ressortis au bout de 5 minutes, avec une ordonnance et l’impression que parler à un mur aurait été plus constructif. C’était la première fois qu’il nous voyait et avait décidé dès le départ, qu’il commencerai par les bases d’un pseudo protocole pré-établi sans prendre en compte l’historique médical existant du petit patient qu’il avait devant lui. Il ne lui a même pas parlé… pourquoi faire ? Ce n’est qu’un enfant après tout, à quoi bon lui dire « bonjour, s’il te plaît, comment vas-tu ? »…

Autant l’hôpital en lui-même (: le personnel d’accueil, la structure…) est très humain et super pour les enfants, autant ce praticien hospitalier a ausculté notre fils comme si c’était un simple objet.

Et si on tentait une petite sieste ?

Ça y est, après une heure à courir et crier partout dans la maison, le petit monstre est finalement calmé et a accepté de venir lire avec nous dans notre lit tranquillement. Fait exceptionnel, il semble VRAIMENT calme et très attentif à son livre.

Une petite voix nous souffle qu’on peut tenter le tout pour le tout. Alors on pose doucement notre livre sur la table de chevet, et on ferme les yeux, histoire de céder à cette envie de sieste qui nous taraude depuis qu’on a été réveillée en plein milieu de la nuit ce matin.

Et alors qu’on commence à glisser lentement dans le sommeil, une masse de 20 kilos vient brusquement s’étaler sur votre dos. On ronchonne et met sa tête dans l’oreiller en pestant d’être ainsi arrachée à Morphée, avec qui on venait juste d’entamer une superbe conversation sur le choix du rêve à venir.

La masse inconnue se déplace jusqu’à votre tête enfouie, et rigole en demandant « Y a quelqu’un ? », ce sur quoi on indique son souhait d’indisponibilité temporaire par un « Non y a personne ! ».

La charge mouvante rit de plus belle en répliquant « Mais si maman, tu es lààààààààà sous tes cheveux ! ».

Puis tout d’un coup, plus de poids… nous voilà toute légère. N’entendant plus un bruit, on ose tourner légèrement la tête et ouvrir un œil. Et voici ce qu’on voit : (attention les images suivantes peuvent choquer certains, âmes sensibles s’abstenir)

Conclusion, la sieste n’est pas pour aujourd’hui…!

(La vidéo date du baptême de Lumière, car Merveille aime beaucoup faire le lion)

Des vacances bien chargées

Et voilà, la semaine de vacances est finie… Mais quel beau temps nous avons eu !!! On se serait cru en été.

Du coup on en a bien profité. Au planning nous avons donc eu :

Jardinnage

On a défriché le jardin de devant qui était une vrai forêt vierge, enlevé les mauvaises herbes, retourné la terre et planté des graines de fleurs. On a également mis en pot 2 erables japonais pour décorer le jardin de derrière et installer un petit bac à potager.

Toutes la famille a participé, dans une ambiance bon enfant, c’était vraiment très sympathique. Maintenant il est juste un peu compliqué de faire accepter à Merveille que les tomates cerises ne poussent pas en un jour…

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Enième visite de Thoiry

Merveille adore les animaux, et comme nous avons la chance d’habiter à 10 minutes du parc zoologique de Thoiry, nous avons adhéré au pass annuel qui coûte le prix de 2 visites. Ca nous permet ainsi, dès qu’il fait beau, de venir y faire un tour. Que ce soit en balade complète (parc + safari voiture) ou juste en mode safari voiture, quand nous n’avons que peu de courage mais souhaitons tout de même faire plaisir à Merveille.

Recevant la newsletter du parc, nous savions que des dinosaures animés devaient débarquer pour l’été au parc. Partis fin mars des USA, ils arrivaient à la mi-avril, et le temps d’être installés, seraient prêts pour début juin. Et Merveille ADORE les dinosaures. C’est sa lubie depuis bientôt un an (en plus des pompiers, des voitures et autres animaux…), du coup nous avions prévus de l’y emmener pour son anniversaire en juin.

Quelle bonne surprise ça a été de voir qu’ils étaient déjà tous visibles dès la semaine dernière. Bien sûr ils sont soit encore emballés, soit en cours de montage, et surtout pas encore animés, mais c’était quand même vraiment interessant à voir. Merveille était enchanté, Lumière par contre n’était pas plus interessé que ça, mais le principe de grande ballade en soit lui a plû. Petit preview photos des habitants temporaires :

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Petit tour au Museum D’Histoire Naturelle

Nous sommes restés quelque peu sur la même thématique que la veille. Puisque nous avions déjà visiter la galerie de l’évolution en novembre, nous avons donc fait celle de la paléonthologie avec les squelettes des différentes éspèces cette fois-ci, dont les dinosaures.

Cela a beaucoup intrigué Merveille de comprendre que nous étions quasiment tous fait d’os à l’intérieur. Je craignais que ce soit un peu dense comme concept pour un enfant de 4 ans, mais ça a semblé lui plaire et l’intéresser.

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Balade dans les jardins du château de Versailles

Au vu du temps superbe de la semaine passé et de notre proximité du dit-lieu, nous en avons profiter pour faire une belle balade aux jardins de Versailles où nous n’avions jamais emmené les enfants. La dernière fois que nous y avions été était lors de la demande en mariage de mon cher et tendre (séquence émotion).

Nous espérions pouvoir faire une pause en sirotant un chocolat chaud chez Angelina, mais c’est uniquement accessible par l’intérieur du chateau et il y a avait un tel monde que nous avons finalement renoncé. Dommage…

Cuisine

Avant sa rentrée scolaire, Merveille mangeait absolument de tout. A la rigueur les seuls aliments qui posaient problème étaient les féculents. En dehors de ça, tout ce qu’il mangeait était « Délicieux ! » nous disait-il. Le soucis, c’est que depuis septembre il mange désormais à la cantine, et le jeune homme subit l’effet de masse, donc tel ses petits camarades, plus rien ne lui plaît et il ne veut jamais manger ce qu’on lui fait. Du coup, pour le remotiver, j’ai trouvé une alternative : le faire participer à la préparation (cuisiner lui plaît beaucoup) ou donner des noms farfelus aux plats pour les rendre attractifs à un enfant de 4 ans. Ce qui donne des choses comme ça :

Forêt vierge sous Lune rousse

Forêt vierge sous Lune rousse

Doigts d'ogre sanguinolants et pets de Troll

Doigts d’ogre sanguinolants et pets de Troll

Mon enfant, cet insomniaque !

Et oui, j’ai osé lâcher le mot. Quand je le prononçais devant sa pédiatre, elle me faisait les yeux rond comme si je venais de dire un gros mot.

Pourtant la définition même d’une insomnie chronique est d’avoir des troubles du sommeil au moins 3 fois par semaine. Or Merveille remplit largement ce score. Il s’endort bien mais se réveille la nuit pendant 1 à 3 heures d’affilées, et on a parfois droit à 2 épisodes comme ça dans une même nuit.

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Les 6 premiers mois

Il me réveillait toutes les 2 heures pour une tétée ou juste un câlin. Tout le monde autour de nous nous disait que c’était normal, que son sommeil allait se réguler tout seul. On y croyait. Je me levais chaque nuit (comme je l’allaitais, le papa ne pouvait m’être d’aucune aide) en me disant que la prochaine serait la bonne. Puis la suivante. Ou celle d’après peut-être ?! Bon ba ce n’était pas pour cette semaine, pas grave, ce serait celle qui arrive.

De 6 mois à 1 an

Il se réveillait 4 ou 5 fois par nuit… dans les meilleures nuits ! Sinon il pouvait régulièrement nous faire des épisodes où il se réveillait toutes les heures. Le pire dans tout ça ce n’est pas la fatigue en elle-même, mais l’incompréhension de l’entourage quand on dit être fatiguée ou au bout du rouleau. Au début les gens sont compatissant, mais passé 1 mois environ, ils roulent des yeux à chaque fois qu’on dit être fatiguée; Et sans nous dire nécessairement quoique ce soit, ils affichent clairement un visage qui dit « C’est bon, arrêtes de te plaindre, on sait très bien que tu en rajoutes, puis de toute façon ce n’est pas la mort ! Tu l’as voulu ton gosse, alors assumes ! ».

Après un certain temps à affronter ce rejet, on répond simplement que tout va bien en haussant des épaules. Mais on tombe de plus en plus bas, sans aucune aide.

De 1 an à 2 ans

On supplie la pédiatre de nous aider. Elle affiche une mine compatissante, nous disant que c’est normal, que ça va finir par venir. Qu’il ne doit probablement pas assez se dépenser la journée c’est tout. Ou alors c’est nous qui n’appliquons pas les conseils de coucher.

Elle ne comprend pas que SIiiiiiiii, on fait tout ça, mais il est tellement plus simple de refuser d’entendre ce qu’on dit :

D’un, la journée sa nounou le fait marcher 2 heures par jour, l’emmène jouer dehors quand il fait beau, bref il se dépense.

De deux, un rituel du coucher a été mis en place et est bien respecté tous les soirs : nous le couchons tous les soirs à 20H00, sans l’énerver ou lui faire regarder la télé avant, de sorte que son cerveau soit en mode repos. Il mange, on lui lit une histoire, le met en pyjama, le met au lit, bisous du soir et on ferme la porte. Aucune crise, aucun rappel. Il s’endort dans le quart d’heure qui suit sans problème, preuve qu’il se dépense assez dans la journée.

Son sommeil commence à s’interrompre entre 23h et 01h en général, et ainsi de suite jusqu’à 06h00.

Enfin, une pharmacienne a fini par entendre notre détresse au détour d’une phrase lâcher par hasard. Aillant une sœur vivant la même chose, elle se fait alors un devoir de nous conseiller différentes solutions : une tisane bio à base de tilleul à lui faire boire avant de dormir, une huile essentielle  de mandarine pour l’aider à se relaxer… etc. Bref toute sorte de chose qui ont aider légèrement sans être des remèdes miracles pour autant. Mais ce qui a vraiment aider, c’est que quelqu’un nous écoute et tente de nous aider, même si ces solutions n’ont pas fonctionné pour nous.

De 2 ans à 3 ans

Miracle ? Il semble enfin dormir. En tout cas, nous ne sommes plus réveiller la nuit sauf quand il est malade, mais jusque là rien d’anormal. Je tombe alors enceinte de Lumière et pour une raison inconnue cela me déclenche des crises d’insomnies entre 01H du mat et 03h/04h à partir de 4 mois de grossesse. Ne supportant pas de rester éveiller dans le lit, je me lève alors discrètement chaque nuit et vais dans le salon sans faire de bruit. Je m’aperçois alors que je l’entend jouer, chanter, ou rire dans sa chambre… toutes les nuits !

Ses insomnies ne sont donc absolument pas régler, il a juste arrêter de nous appeler et gère ses réveils seul. Comme il porte encore ses couches à ce moment-là, pas besoin de passage nocturne aux WC.

Mais depuis ses 3 ans

Quelque paramètres ont changé, hélas ! D’un, plus de couches… à la place, plein de réveils avec des « Papa (oui, c’est lui qui est du côté de la porte ahahah *épouse indigne*), j’ai besoin d’aide ! J’ai envie de faire pipi ! ». Pourtant il gère tout seul en réalité, mais comme il ne veut pas être le seul à être réveillé, il vient demander une présence sous couvert d’aide.

L’autre paramètre qui a changé c’est son lit. Il est passé d’un lit à barreaux dont il n’est jamais sorti seul, à un lit de grand duquel il descend quand il veut. Du coup, un cauchemar ou un pied qui le démange lui suffisent comme prétextes pour nous réveiller et squatter notre lit. Bref, il ne dort pas la nuit, et tant qu’à ne pas dormir, autant le faire en famille se dit-il. C’est beau un enfant qui a le sens du partage… 😥

Après, comme je vous l’expliquais dans cet article, on espère avoir peut-être trouvé une solution à tout ça. Verdict après notre rendez-vous avec un ORL de Necker le 29 avril. Mais je préfère ne pas y mettre trop d’espoir de peur d’être terriblement déçue.