Mon enfant, cet insomniaque !

Et oui, j’ai osé lâcher le mot. Quand je le prononçais devant sa pédiatre, elle me faisait les yeux rond comme si je venais de dire un gros mot.

Pourtant la définition même d’une insomnie chronique est d’avoir des troubles du sommeil au moins 3 fois par semaine. Or Merveille remplit largement ce score. Il s’endort bien mais se réveille la nuit pendant 1 à 3 heures d’affilées, et on a parfois droit à 2 épisodes comme ça dans une même nuit.

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Les 6 premiers mois

Il me réveillait toutes les 2 heures pour une tétée ou juste un câlin. Tout le monde autour de nous nous disait que c’était normal, que son sommeil allait se réguler tout seul. On y croyait. Je me levais chaque nuit (comme je l’allaitais, le papa ne pouvait m’être d’aucune aide) en me disant que la prochaine serait la bonne. Puis la suivante. Ou celle d’après peut-être ?! Bon ba ce n’était pas pour cette semaine, pas grave, ce serait celle qui arrive.

De 6 mois à 1 an

Il se réveillait 4 ou 5 fois par nuit… dans les meilleures nuits ! Sinon il pouvait régulièrement nous faire des épisodes où il se réveillait toutes les heures. Le pire dans tout ça ce n’est pas la fatigue en elle-même, mais l’incompréhension de l’entourage quand on dit être fatiguée ou au bout du rouleau. Au début les gens sont compatissant, mais passé 1 mois environ, ils roulent des yeux à chaque fois qu’on dit être fatiguée; Et sans nous dire nécessairement quoique ce soit, ils affichent clairement un visage qui dit « C’est bon, arrêtes de te plaindre, on sait très bien que tu en rajoutes, puis de toute façon ce n’est pas la mort ! Tu l’as voulu ton gosse, alors assumes ! ».

Après un certain temps à affronter ce rejet, on répond simplement que tout va bien en haussant des épaules. Mais on tombe de plus en plus bas, sans aucune aide.

De 1 an à 2 ans

On supplie la pédiatre de nous aider. Elle affiche une mine compatissante, nous disant que c’est normal, que ça va finir par venir. Qu’il ne doit probablement pas assez se dépenser la journée c’est tout. Ou alors c’est nous qui n’appliquons pas les conseils de coucher.

Elle ne comprend pas que SIiiiiiiii, on fait tout ça, mais il est tellement plus simple de refuser d’entendre ce qu’on dit :

D’un, la journée sa nounou le fait marcher 2 heures par jour, l’emmène jouer dehors quand il fait beau, bref il se dépense.

De deux, un rituel du coucher a été mis en place et est bien respecté tous les soirs : nous le couchons tous les soirs à 20H00, sans l’énerver ou lui faire regarder la télé avant, de sorte que son cerveau soit en mode repos. Il mange, on lui lit une histoire, le met en pyjama, le met au lit, bisous du soir et on ferme la porte. Aucune crise, aucun rappel. Il s’endort dans le quart d’heure qui suit sans problème, preuve qu’il se dépense assez dans la journée.

Son sommeil commence à s’interrompre entre 23h et 01h en général, et ainsi de suite jusqu’à 06h00.

Enfin, une pharmacienne a fini par entendre notre détresse au détour d’une phrase lâcher par hasard. Aillant une sœur vivant la même chose, elle se fait alors un devoir de nous conseiller différentes solutions : une tisane bio à base de tilleul à lui faire boire avant de dormir, une huile essentielle  de mandarine pour l’aider à se relaxer… etc. Bref toute sorte de chose qui ont aider légèrement sans être des remèdes miracles pour autant. Mais ce qui a vraiment aider, c’est que quelqu’un nous écoute et tente de nous aider, même si ces solutions n’ont pas fonctionné pour nous.

De 2 ans à 3 ans

Miracle ? Il semble enfin dormir. En tout cas, nous ne sommes plus réveiller la nuit sauf quand il est malade, mais jusque là rien d’anormal. Je tombe alors enceinte de Lumière et pour une raison inconnue cela me déclenche des crises d’insomnies entre 01H du mat et 03h/04h à partir de 4 mois de grossesse. Ne supportant pas de rester éveiller dans le lit, je me lève alors discrètement chaque nuit et vais dans le salon sans faire de bruit. Je m’aperçois alors que je l’entend jouer, chanter, ou rire dans sa chambre… toutes les nuits !

Ses insomnies ne sont donc absolument pas régler, il a juste arrêter de nous appeler et gère ses réveils seul. Comme il porte encore ses couches à ce moment-là, pas besoin de passage nocturne aux WC.

Mais depuis ses 3 ans

Quelque paramètres ont changé, hélas ! D’un, plus de couches… à la place, plein de réveils avec des « Papa (oui, c’est lui qui est du côté de la porte ahahah *épouse indigne*), j’ai besoin d’aide ! J’ai envie de faire pipi ! ». Pourtant il gère tout seul en réalité, mais comme il ne veut pas être le seul à être réveillé, il vient demander une présence sous couvert d’aide.

L’autre paramètre qui a changé c’est son lit. Il est passé d’un lit à barreaux dont il n’est jamais sorti seul, à un lit de grand duquel il descend quand il veut. Du coup, un cauchemar ou un pied qui le démange lui suffisent comme prétextes pour nous réveiller et squatter notre lit. Bref, il ne dort pas la nuit, et tant qu’à ne pas dormir, autant le faire en famille se dit-il. C’est beau un enfant qui a le sens du partage… 😥

Après, comme je vous l’expliquais dans cet article, on espère avoir peut-être trouvé une solution à tout ça. Verdict après notre rendez-vous avec un ORL de Necker le 29 avril. Mais je préfère ne pas y mettre trop d’espoir de peur d’être terriblement déçue.

Éclosion

Le printemps arrive… le blog sort de son hibernation. Endormie à l’arrivée de l’hiver, j’ai pensé que reprendre l’activité du blog avec l’arrivée du printemps est une symbolique adéquate.

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Face à la tumultueuse tempête de l’hiver, le blog s’est replié sur lui-même et a préféré s’effacer le temps que tout s’apaise et se démêle. C’était une telle confusion dans ma tête que je n’arrivai pas à poser des mots sur tous ces maux. J’ai encore du mal aujourd’hui à mettre de l’ordre dans mes idées concernant tout cela.

Que s’est-il passé ? Rien de bien grave en soit me direz-vous, mais c’était tout de même beaucoup à digérer d’un coup.

Tout d’abord il y a eu le baptême dont je vous ai parlé précédemment et qui s’est merveilleusement bien passé. C’est après que tout a déraillé.

L’épuisement à toutes les sauces

En commençant par moi. Je suis dans un tel état d’épuisement que ça se reporte sur le moral. Mais je refusai de le voir, donc au lieu de l’accepter et de faire avec, j’ai épuisé le peu qui me restait à essayer de (me) prouver le contraire, que « NON, tout va bien! ». Du coup, quand la dernière barrière qui retenait vaillamment le tout à fini par céder, je vous laisse imaginer tout ce qui s’est déversé et surtout comment. Ce n’était pas beau à voir…

D’abord sur mon mari, dont je ne supportais plus les têtes à têtes avec son téléphone. Je lui ai clairement signalé que c’était son téléphone ou moi. Ultimatum quelque peu disproportionné par rapport au mal. Le fait est que ça nous a permis de parler de son comportement des derniers mois, du fait que j’avais tout en charge et que je ne tenais plus.

2 jours après ce fut au tour de ma maman d’y passer. Je trainais de nombreux griefs envers elle depuis un moment. Mais j’étais incapable de lui en parler, pour ne pas la blesser. Stratégie bien maligne… Du coup, je lui envoyais involontairement des pics acides à chaque fois que je la voyais. Mon inconscient faisait passer le message de manière détournée. Je m’en rendais compte toujours trop tard, ce qui m’énervait et faisait monter toujours plus la mayonnaise. Au final, une simple blague de sa part m’a mise dans une fureur irraisonnée et de là lui fut envoyé un mail incendiaire. Heureusement cela s’est résolu par une explication en face à face où tout fut dit. Depuis ça m’a permis de lui pardonner beaucoup de choses.

Bien entendu, les moults réveils nocturnes de Lumière pendant ces 2 mois, liés à de simples mais forts pénibles rhumes, n’aidaient pas l’humeur et la bonne forme collectives. Pas plus que tous les évènements qu’il fallait « préparer ». Je me suis investie à fond dans la préparation du baptême de Lumière, 4 jours après il fallait recommencer car nous recevions tout le monde pour Noël, et une fois tout ça terminé, il m’a fallu me concentrer sur le déménagement à préparer.

Déracinés de nouveau…

Car oui, nous avons encore déménagé ! Pour rappel, le précédent date seulement du mois d’août. Mais si la maison dans laquelle nous étions présentait très bien visuellement, tout y était pourri en réalité. Elle était tellement humide que nous étions tout le temps malade, si bien isolée que pousser les chauffages à fond nous permettait un vaillant 16°C dans les chambres et 19°C en bas avec une sensation permanente d’être frigorifié. Les sols branlant, la plomberie qui lâche, les proprios qui refusent de verser un centime pour faire des réparations qui leur incombent, les murs moisis par l’humidité (qui avait été fraichement cachée sous de la peinture par les proprios), les proprios qui nous harcèlent pour qu’on leur paye 500€ un canapé avec une assise en bon état mais des coussins d’assise en loques qu’ils nous avaient donné car ils allaient le benner (il n’était donc pas listé sur l’état des lieux du coup)… bref, le bonheur absolu ! Du coup, on a préféré décamper avant que cette maison ne nous use complétement le moral, car il faut bien avouer qu’elle l’avait déjà bien entamé.

Cependant le déménagement a apporté un tas de questions quant à Merveille. Car bien que nous soyons restés dans la même ville, nous avons changé de quartier, ce qui signifie changement d’école à la rentrée 2015, à moins qu’on ne fasse une demande de dérogation. Mais faut-il le changer au risque de le déraciner ? La moitié des gens me disent que oui car ainsi il sera dans la même école que son cousin, se sera plus pratique pour nous et que de toute façon en première année de maternelle, ils n’ont pas encore de vrais liens avec leurs camarades de classe; et l’autre moitié que non, surtout pas, ce serait le chambouler inutilement. Oui, sauf que si on ne le change pas, lui sera dans l’école R. quand son petit frère sera envoyé dans l’école B. dans 2 ans. Puis dans l’école R. je croise l’ancienne propriétaire tous les jours. Grrrrr ! J’en suis venue à la conclusion que je me prenais la tête pour rien, et que c’était surtout ça qui risquait le plus de perturber Merveille plutôt que le changement d’école en lui-même. Je vais donc laisser le changement d’école se faire naturellement.

Une Merveille(use) source d’inquiétude

Ces déracinements l’ont de nouveau déstabilisés. D’abord le déménagement, avec 2 semaines de transition à vivre chez ses grands-parents, puis l’installation dans la nouvelle maison qui nous a épuisés complétement, nous étions donc moins disponibles pour lui, et enfin l’angoisse maternelle subit à travers cette question régulière « Ça te dérangerai de changer d’école l’année prochaine ? »… Tout ça a inévitablement débouché sur de nouvelles crises de furie. C’est une source d’angoisse perpétuelle, car même lorsque tout va bien, on appréhende dans l’attente de la prochaine crise, car un grain de sable suffit à la déclencher. On fait donc attention à tout ce qu’on lui dit, pour l’éviter au maximum sans céder pour autant, sinon adieu les limites.

Et avec tout ça, il faut maintenant qu’on lui explique qu’il va se faire opérer le 1er avril (non, non ce n’est pas un poisson d’avril). Le canal attaché aux bourses ne s’est pas résorbé comme il aurait dû pendant sa première année, du coup on doit l’opérer car sinon il deviendra stérile et aura des soucis hormonaux à la puberté… C’est une opération « courante » mais qui m’effraie car comme je supporte mal les anesthésies générales, je crains qu’il fasse de même. Ça me travaille tellement que je fais des cauchemars dessus. J’ai peur également du risque d’infection post-opératoire… Bref, j’angoisse et ai hâte que ce soit passé.

Et dans tout ce bazar, il a fallu faire le grand tour des médecins (ORL, orthophoniste, pédiatre, psy). Mais ça je vous en parlerai dans un prochain article.

Quoiqu’il en soit, cette période des plus confuses s’achève. Demain c’est le tout premier anniversaire de Lumière et je suis donc plongée dans l’euphorie des souvenirs. Je regarde sans cesse l’heure en me disant « Ah, il y a un an, à cette heure-ci je faisais ça ».

 

Le jour le plus redouté par une maman

Et oui il a fini par arriver, ce jour qui nous file des boutons rien que d’y penser. Celui qui nous empêche de dormir, nous mamans, dès qu’il se profile derrière la montagne des J-7, nos méninges étant trop occupées à imaginer tous les pires scénarios ultra culpabilisant pour nous laisser dormir. Des scénarios qui par ailleurs se jouent aussi bien sur le jour J en lui même que sur les potentiels répercussions qu’il provoquera pendant la future adolescence de bébé (ba oui on sait toutes que si plus tard il tourne mal c’est parce qu’on aura eu l’affront de le laisser avec une autre ce fameux jour).

Non mais tu accouches oui ?! C’est quoi ce jour là ?

Celui où on « abandonne » bébé chez son assistante maternelle pour la première fois. Depuis jeudi pour Lumière c’est officiel. Heureusement il y avait déjà eu 4 jours de pré-rentrée auparavant afin que maman puisse s’adapter, sinon ce eut été la cata. Car oui, soyons franches : les journées d’adaptation, c’est uniquement pour nous qu’elles ont été mises en place; Il nous est plus facile de laisser bébé 1h, puis 2, puis 4, les premières fois en sachant qu’on va vite le récupérer,  plutôt que directe une journée entière où une grosse majorité d’entre nous (moi la première) ne pourraient s’empêcher de repartir en courant dans le sens opposé en serrant fort son bébé contre nous à peine la nounou aurait fait mine de vouloir le prendre dans ses bras… Perso même avec l’adaptation je m’imagine cette scène tous les matins ! Je rêve de celui où je passerai à l’acte en criant un « Jamais de la vie ! » par dessus mon épaule avec un rire démoniaque.

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(Photo : Lumière dans les bras de sa nounou le premier jour d’adaptation)

Et Lumière dans tout ça ?

Et bien il a commencé par bien bouder le premier jour d’adaptation. Il m’ignorait superbement en refusant de croiser mon regard, voir regardait à l’exacte opposé alors que son père avait le droit à des sourires, des bisous (comprendre léchouilles bien baveuses), et il lui tendait même les bras. Sympa l’ambiance je vous jure ! 😉
Cependant pour le premier jour entier, j’ai eu le droit au retour du boulot à des sourires et… à des petits cris bien perçants de colère dès que je ne m’occupais pas de lui. Lorsque je le regardais en revanche, de nouveau de grands sourires et des mouvements corporels explicites dont je vais mal habilement tenter en live une traduction ici spécialement pour vous : « les bras maman !!!!!!!! ». Mais si j’osais de nouveau détourner le regard, la pluie de cris reprenait de plus belle.

Soit ils nous boudent, soit ils exigent qu’on s’occupe d’eux… C’est pas beau la vie. J’avoue néanmoins qu’en dehors des cris je préfère nettement la version où il me réclame. 😀

>> Et vous, à quelle réaction avez-vous eu le droit ce jour là ?

Adieu foyer de mon coeur

Il y a 6 mois, nous ne pouvions plus le voir en peinture. Et maintenant nous le regrettons et l’avons même quitté le cœur lourd. Ce « chez nous » qui n’appartenait qu’à nous !

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Poussés à vendre par les voisins

Non pas à cause de l’appartement en lui-même, mais à cause de ces voisins du dessous qui n’arrivaient pas à se rendre compte qu’ils ne vivaient pas seuls au beau milieu du désert. Ils hurlaient après leur fille constamment, et ce cirque commençait tous les jours dès 7H du matin. Donc en semaine, c’était déjà moyen même si nous étions déjà levés, mais être réveillés ainsi tous les week-end, on en avait ras le bol ! D’autant que les murs étant ce qu’ils sont et eux ayant naturellement le timbre haut, on entendait distinctement leurs conversations comme si ils étaient dans la pièce d’à côté.

On avait beau leur en parler poliment, ils nous répondaient agressivement d’aller nous faire voir. Jusqu’au jour où la voisine d’en face qui n’est pas censée pouvoir les entendre, a dit à Monsieur que si ils continuaient à hurler après leur fille, elle allait appeler les services sociaux. Et ben, du jour au lendemain ils se sont complètement calmés !  C’était effarant ! Plus besoin de vendre me direz-vous; oui mais nous, nous avions déjà mis l’appartement en vente (même si personne ne c’était encore manifesté) et Lumière étant déjà en route, pas moyen de rester donc puisqu’on avait de toute façon pas assez de place pour 4.

Oui mais on y tenait à cet appart !

C’est néanmoins le cœur lourd que nous avons donné les clés aux nouveaux propriétaires : un couple avec une petite fille qui ont l’air charmants et vont en prendre bien soin, donc ça rassure; mais bon quand même, c’était NOTRE chez nous.

C’est là que nous sommes entrés il y a 5 ans et demi les yeux pleins d’étoiles, où nous avons déposé nos valises nos cœurs remplis d’espoir et de promesses. Des promesses qui ont tenu paroles en se réalisant petit à petit. D’abord des fiançailles, puis un mariage un an plus tard, ensuite une naissance au bout d’un an et finalement une deuxième naissance presque 3 ans après. C’est entre ses murs que nous avons bâtit notre famille, que nos enfants ont été mis en route (n’insistez pas, je ne vous dirais pas dans quelles pièces 😉 ) puis qu’ils sont nés et ont grandit jusqu’à maintenant.

D’ailleurs l’aîné a été très perturbé par ce déménagement. Pourtant il a maintenant une chambre ÉNORME (ci-dessous) comparée à la précédente qui commençait à ne plus avoir de place (photo ci-dessus, vous l’aurez deviné avec le papier peint nuage 🙂 ).

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Mais non, sa chambre c’est l’autre, celle de l’appartement; c’était son cocon. L’exiguïté lui plaisait en plus car de là, il pouvait entendre Papa et Maman s’affairer où qu’ils soient, alors que maintenant il ne nous entend que si nous sommes dans notre chambre qui est contiguë à la sienne.

Puis ne parlons pas de la salle de bain que nous venions juste de refaire à notre goût et de la superbe cuisine IKEA bien grande que nous laissons derrière nous pour une salle de bain et une cuisine pourrie ! La maison a des points forts indéniables : déjà c’est une maison ! Elle n’est pas collée à celles des voisins donc on ne les entend pas; il y a un grand jardin, un sous-sol total (super pour y mettre buanderie et bordel XXL), un garage (plus besoin de gratter la voiture en hiver), 3 chambres dont 2 bien grandes, et enfin un triple salon. Oui mais les pièces limite les plus importantes pour moi sont la cuisine et la salle de bain… Et j’en ai troqué des géniales contre une cuisine dégueulasse (désolée il n’y a pas d’autre mot pour la décrire, même la saint-marc et le vinaigre blanc ne sont pas venus à bout de la saleté) et une salle de bain pourrie (meuble moisi suite à une fuite d’eau, malfaçon sur la plomberie du coup une douche devient systématiquement un bain tellement l’eau est lente à s’évacuer, et le sol est un simple lino posé sur de l’aggloméré, sauf que de l’aggloméré dans une salle de bain, ça gonfle ! Je vous laisse imaginer le résultat).

Enfin redevenir locataire n’est guère agréable en soit. Être propriétaire revient cher (impôts foncier, charges…etc) mais c’est tellement cosy !

Bref pour toutes ces raisons, on a eu du mal à laisser l’appartement. D’autant qu’on le voit de notre pallier et qu’il est vraiment étrange d’y apercevoir de la lumière allumée le soir sans qu’on y soit. Quoiqu’il en soit je souhaite aux nouveaux propriétaire autant de bonheur que nous avons pu y vivre !

>> Avez-vous déjà vécu ça ? Qu’est-ce que ça vous a fait de vendre le bien où vous aviez tant bâti ?

Cette mère que je déteste

wpid-20140915_095831.jpgIl y a une mère que je déteste vraiment en ce moment, et cette mère c’est moi. Celle que je suis devenue depuis quelque mois : toujours épuisée, qui n’a le courage de rien, qui est constamment sur les nerfs et s’énerve vite après Merveille et Prince charmant, qui essaye d’être sur tous les fronts à la fois et n’arrive finalement à n’en mener aucun correctement…

Je ne prend plus que rarement le temps de jouer avec Merveille, de profiter de lui réellement. Je me contente de le faire rire 10mn et me convainc pathétiquement que j’en ai fait assez.

Avec la rentrée, il est tellement crevé (car malgré les dires de la pédiatre cet été, la fatigue du rythme scolaire n’a pas convaincu son organisme à ne plus faire de crise d’insomnie la nuit, mais juste à être encore plus épuisé le matin) que je n’ai pas le cœur de le lever tôt le matin. Je le réveille donc à la dernière minute, l’habille en le faisant boire son biberon dans son lit, lui lave les dents, le coiffe, lui nettoie la figure et lui enfile ses chaussures pendant qu’il comate sur le canapé, et le presse ensuite de « Dépêches-toi ! » pour sortir de la maison et marcher jusqu’à l’école. Ce matin j’ai même dû le faire courir un peu car nous étions trop à la bourre. Pourtant j’avais lu un article, je ne sais plus lequel, il y a peut-être un an de cela, d’une maman qui faisait cela et en entendant sa fille de 3-4 ans lui rétorquer avec véhémence un jour « Dépêches-toi Maman ! », elle s’était stoppée net face au miroir de ses propres actions que lui réfléchissait sa fille. Elle a donc changer radicalement de comportement en se promettant que plus jamais elle ne ferai cela. En le lisant j’avais totalement approuvé en me promettant que moi non plus je ne ferai jamais cela, et pourtant… me voilà.

Ne parlons pas des repas du soir que je le force à avaler le plus rapidement possible pour être sûre de le mettre au lit à 20h, histoire qu’il soit le moins K.O. possible le lendemain. Ou du bain que je lui donne juste avant et pendant lequel j’en profite pour préparer ses affaires du lendemain et faire mille et une autre choses au lieu de prendre le temps de jouer avec lui comme je le faisais avant.

Le pire est le désarroi et l’angoisse que je développe de plus en plus devant ses crises de furie dont les cadences ont grimpées en flèche ces derniers temps pour lesquelles je suis totalement désarmée et qui me bouleversent à chaque fois. Mais ça j’en parlerai dans un prochaine article. J’aimerai tant être cette maman qui sait comment faire, comment le prendre pour le calmer. Au lieu de cela je me sens aveugle et tâtonne à chaque crise pour réussir à l’atteindre.

Parfois j’aimerai pouvoir arrêter le temps pour pouvoir tout faire ne même temps, ou me dédoubler au choix.

Je pense que c’est surtout avec plus de courage, que je n’ai pas en ce moment, et une meilleure organisation que j’arriverai à venir à bout de cette maman fouillis et impatiente que je suis devenue.

Bien entendu , si vous avez des astuces à me conseiller je suis preneuse à 1000% !!!!!

Baby blues level up

On connaît tous le principe du baby blues, l’ayant déjà ou non expérimente. Ce regret, du temps où bébé était dans notre ventre, accentué puissance 1000 par ces charmantes hormones de grossesse en chute libre (décidément celles-là, elles nous pourrissent la vie au début de la grossesse, après l’accouchement… on s’en passerait bien!).

Oui mais… qui a déjà expérimenté -ou expérimente- le baby blues au sens littéral du terme ? Ce regret de bébé, du temps où nos enfants n’étaient encore que des nourrissons totalement dépendants de nous; Ce temps où on pouvait leur faire autant de câlins qu’on le voulait sans qu’ils cherchent à s’enfuir comme des anguilles en riant bien fort; Où on pouvait leur faire des bisous sans les voir s’essuyer la joue d’un revers de main en nous répondant « Non pas de bisou Maman ! »; Où on mettait un quart d’heure à les habiller parce qu’on les voulait joliment apprêtés et proprets et non pas parce qu’ils refusaient les vêtements qu’on leur a préparé pour ensuite mettre 15mn à se décider devant leur armoire; Ce temps où sortir dehors signifiait les mettre en écharpes contre notre cœur ou les admirer dans leur poussette et non leur courir après dans le magasin parce qu’ils trouvent super marrant de jouer à chat dans les rayons…

Ne vous méprenez pas, je ne regrette aucun moment que je passe avec mon grand bonhomme, je ne les échangerai pour rien au monde. Et ce n’est pas non plus le manque de présence d’un nourrisson qui parle, puisque j’ai Lumière qui a seulement 5 mois; Ce sont ces tendres moments de complicité fusionnelle que j’ai vécu avec Merveille durant sa première année auxquels je repense parfois et qui éveillent en moi un tendre sentiment de nostalgie m’embuant les yeux de larmes et me faisant regretter la vitesse avec laquelle tout cela s’est passé.

C’est ça ce que j’appelle le baby blues level up, cette nostalgie de notre enfant bébé commandé seulement par nos sentiments et nos souvenirs et non pas les hormones (quoique… c’est peut être une révolte souterraine de leur part 😉 ).

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Chaque grossesse est unique

On nous dit toujours que les grossesses se suivent mais ne se ressemble pas. Mais il faut vraiment le vivre pour le croire. Ces 3 derniers mois n’ont pas été de tout repos, comme lors de ma première grossesse, mais pour des raisons totalement différentes.

En effet, j’ai certes commencé par l’annonce d’un décollement du placenta dès le lendemain du pipi-bâton positif, comme j’en avais eu pour mon aîné; Néanmoins, j’ai eu le droit cette fois à tous les symptômes qui m’avaient gentiment été épargnés la première fois : mal aux seins, fortes nausées, dégoût variable des aliments, douleurs ligamentaires +++… etc. Sans parler de la fatigue XXL que je ressent constamment.

Certaines femmes adorent être enceinte. Et bien sachez que je vous envie !!!!!! Personnellement je ne vois pas l’attrait qu’il y a à :

– grossir (même si pour le moment je suis encore au même poids qu’avant grossesse) et finir par ressembler à une baleine échouée sur une plage;

– ne plus pouvoir reconnaître la géographie de ses organes internes (avec les intestins qui déménagent en case « estomac », l’estomac qui pars en case « poumon », et l’utérus… le fameux ! Vu qu’il grandit constamment, je suis toujours en train de me demander si les douleurs sont liées à une simili gastro ou à une contraction ???!! Le bonheur !);

– le rajeunissement un peu trop prononcé de ma peau (ah parce que sachez le ! On prétend que votre peau va resplendir, mais en fait, pour certaines comme moi, notre peau reprend le chemin de l’adolescence et trouve intéressent de faire réapparaître l’acné tant haït pendant les années collège);

– ne plus pouvoir dormir sur le ventre, et même ne plus pouvoir dormir sur les côtés cette fois-ci car mes ligaments ont décidé que pour cette grossesse ils seraient capricieux;

– être privée des bienfaits de tant de nourriture, interdite parce qu’on a jamais eu la chance de contracter la toxoplasmose avant…

Mais sinon il faut bien avouer qu’il est bien sympathique de sentir BB bouger et de le voir se mouvoir aux échos. ;) Ba oui je ne suis pas non plus anti-grossesse ! eheheh !