La porte du bonheur

« Maman, je suis né dans un chou ou dans une rose ?

Ni l’un ni l’autre mon chéri, toi, tu es né par une porte… »

Je fais partie des mamans magiques ! Non, ce n’est pas une plaisanterie. Comme 1/5 des mamans, j’ai une porte secrète, que seul mon amoureux peut voir. Cette porte est habituellement scellée, mais elle s’est ouverte 2 fois par le passé, et les 2 fois, ce fut pour apporter un immense bonheur dans ma vie; ces merveilleux cadeaux qu’elle m’a fait, ce sont mes fils.

Aveuglée par l’ignorance, j’en ai longtemps voulu à cette porte du bonheur. Pourtant, elle, fidèle à la joie qu’elle m’avait prodigué, me retourne un éternel sourire figé à jamais dans ma chair, fière de ce qu’elle a accompli, et qui n’est rien de moins que le don de la vie.

Un jour, une autre maman magique témoigna dans un magazine parental qu’elle avait enfin ouvert les yeux et vu ce qui se tenait devant elle depuis tant de temps. Elle dénommait cela « le sourire de la vie« . Il ne me fallu rien de moins que ces quelques mots pour voir à mon tour, pour la première fois, ce qui était depuis le début.

Les mots recèlent de grands pouvoirs : ceux de blesser, mais surtout de guérir. En l’occurence, les siens venaient de me guérir.

Je ne sais pas qui est cette maman, mais je la remercie. Aujourd’hui grâce à elle, je peux lever la tête et dire avec fierté à tous que j’ai la preuve que j’ai mis mes enfants au monde, une part d’eux qui reste pour toujours et à jamais avec moi. J’ai un trésor que d’autres mamans n’ont pas : un sourire que m’ont laissé mes enfants en venant à la vie, comme un remerciement éternel de ce cadeau que je leur ai fait.

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3 vérités sur les mères césarisées

Combien de textes, d’articles, de livres, de photos, de témoignages véhiculent chaque jours la beauté de l’enfantement.

Combien d’encre a coulé pour en décrire l’intensité, la profondeur des sentiments si intenses et primaires que provoquent en nous la beauté d’une naissance.

N’est-ce pas après tout un événement décrit comme étant la plus belle chose au monde ?! Un instant de pureté parfaite, où un tout petit être, d’essence divine à nos yeux de parents, naît enfin, recueilli en nos bras, au plus près de notre cœur, qui vient lui aussi de naître une nouvelle fois.

Cependant, lorsque cet instant d’intimité, gorgé de la magie qu’est l’Amour, est rapporté par quelque média que ce soit, c’est majoritairement pour raconter un seul type d’accouchement : un accouchement voie basse.

Car bien que le corps médical et nos connaissances s’évertuent à nous déblatérer le discours moralisateur : « Une césarienne est un accouchement, ce n’est pas un drame, etc. », rare sont les personnes qui arrivent à voir la beauté derrière l’acte médical (les césarisées les premières concernées). Et lorsqu’on parle de la beauté d’une naissance, invariablement la première image qui nous vient est celle d’une voie basse. Preuve en est qu’on trouve plus facilement des témoignages traumatiques sur les césariennes, que des récits chantant la magnificence de ces naissances.

Alors quand Kleo, que je remercie, m’a montré ce texte sublime sur les naissances par césarienne, je n’ai pu m’empêcher de vouloir le partager à mon tour. Je vous engage très vivement à le lire, c’est un baume des plus doux pour notre cœur/corps à jamais marqué de maman.

Écrit à l’origine par Monet Nicole en anglais et publié sur le blog de Cord Mama, ce texte s’intitule « 3 truths about C-sections mamas » ou « 3 vérités sur les mères césarisées« . Monet Nicole est une photographe spécialisée dans les naissances. Elle est donc habituée au sujet, et témoigne du courage et de l’héroïsme dont font preuve à ses yeux les mères césarisées.

Pour une fois qu’une plume s’arme de ses mots pour défendre les hauts-faits des césariennes avec lyrisme, il est important de véhiculer ce fait pour qu’il se propage sur la toile et touche le plus grand nombre.

Sur ce, bon lecture !

jeudisc

Winner Flow, une césarienne au naturel

Une césarienne au naturel ?! Serait-ce possible ? Il semblerait…

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Ce concept est le rêve de l’essentiel des mamans césarisées ou se sachant en passe de l’être. Ayant moi-même vécu 2 césariennes, savoir qu’il me serait possible d’accoucher par césarienne en utilisant les mêmes techniques que pour un accouchement voie basse, me donne envie d’en faire un troisième juste pour le plaisir de vivre ça (Rassurez vous je ne vais le faire pour autant, mais le concept laisse à rêver).

Winner Flow Kesako ?

Lors des cours de préparations à la naissance, on apprend à maîtriser et réguler notre souffle afin de le rendre le plus perfomant possible. Ainsi, de ce souffle va dépendre une mise en fonction efficace des muscles nécessaires à l’expulsion du nourrisson. Lors d’une césarienne, étant totalement anésthésiée, la mère ne sent pas ses muscles et ne peut donc expusler son enfant. Les médecins sont alors obligés de l’extirper de son ventre en appuyant « violemment » dessus. Ce n’est bon ni pour elle, dont les muscles sont abimés par tout cela et qui ressent le désagréable pression exercée, ni pour le bébé.

Le winner flow est un sifflet qui permet de mesurer le souffle maternelle. Calibrer en fonction de chaque personne selon sa respiration et des effets produits sur les muscles abdominaux recherchés, il permet, après formation, à la mère de produire le souffle exact désiré même en étant aveugle de sensations corporelles. Ainsi, malgré l’anésthesie, la mère entrainée auparavant à produire un souffle caractéristique, le reproduit le jour J, et fait ainsi sortir son nourisson seule. Le champ opératoire est généralement abaissé à ce moment-là pour lui permettre de voir son enfant sortir.

Le winner flow est plus exactement un embout d’exsufflation qui s’utilise pour les naissances par césarienne, mais aussi les naissances voix basse car il permet une meilleure préservation du périnée et une poussée plus efficace. Initialement créé pour la rééducation périnéale, il a vite trouvé un avantage tout autre et est vivement recommandé par les praticiens qui y ont eu recours (cf. témoignages dans la webographie).

Quels avantages à une césarienne winner flow ?

D’après les témoignages des patientes et des praticiens l’ayant utilisés, une naissance par césarienne avec Winner Flow est beaucoup moins douloureuse au niveau de la cicatrice car la zone concernée est moins endomagée. « La récupération fonctionnelle est également beaucoup plus rapide derrière » précise son inventeur, le kinésithérapeute chalonnais Luc Guillarme (on compte environ 1 mois pour une césarienne standart).

De plus, La mère peut apparement porter et s’occuper de son enfant sans douleur ou presque dès le premier jour.

Enfin, le dernier point, qui est limite le plus important, le Winner Flow permet d’être active pendant sa césarienne, de la vivre et non plus la subir tel un simple spectateur, et procure une réelle sensation de faire naître son enfant et non plus se le faire arracher. Serait-ce donc LA solution pour que la césarienne ne soit plus un événement traumatisant pour les mères ?

Où trouver ce type d’accouchement ?

Je n’ai trouvé que 2 endroits en France où cette méthode est appliquée à ce jour : à la clinique de Versailles (depuis 2014) et en Bourgogne (depuis avril 2015). Pourquoi seulement là-bas ? Parce que ce type d’accouchement nécessite que toute l’équipe médicale recoive une formation spécifique. L’anesthésie n’étant pas dosée pareil que pour une césarienne lambda, il faut que toute la procédure chirugicale soit revue différement. Toutes les structures n’ont donc pas nécessairement le temps et la motivation pour s’y conformer et s’y former.

Néanmoins on ne peut qu’espèrer voir s’étendre cette pratique au vu de la publicité faite autour, notamment dans une émission des Maternelles sur France 5 et dans un article de presse.

Webographie sur le Winner Flow

Site concepteur winner flow :

http://www.abdo-mg.com/index.php?option=com_content&view=article&id=228:lettre-ouverte-aux-gynecologues-aux-sages-femmes-et-aux-futures-accouchees-par-cesarienne&catid=59:actualites&Itemid=99

Maternité clinique Versailles:

http://www.docteurbenedictesimon.com/cesarienne-extra-peritoneale/winner-flow.html

http://www.docteurbenedictesimon.com/cesarienne-extra-peritoneale/claire.html

Emission Les Maternelles sur césarienne et Winner Flow

Article de presse sur première naissance winner flow :

http://www.lejsl.com/edition-de-chalon/2014/11/01/une-premiere-en-bourgogne

Césarienne sous toutes les coutures

Je remarque dans les statistiques du site, que les pages les plus consultées sont celles qui touchent à la césarienne.

J’avais lancé il y a un moment, mes jeudis césariennes, et je n’abandonne pas le sujet si qui que ce soit se sent l’envie de raconter sa césarienne. Que ce soit pour partager une expérience mémorable ou exorcicer un mauvais souvenir. Je prend tous les témoignages 😉

De même, si certaines futures mamans ayant une césarienne programmée veulent venir raconter leur parcour qui les mennent à cet acte (: choix volontaire, procédure imposé…), et quels types et niveaux d’informations elles ont reçu pour les y préparer, je prend aussi.

En attendant, je me suis dit que ce serai bien de faire un article sur la procédure en elle-même. Car il est bien de faire un bilan des différentes étapes de l’opération pour les personnes qui rehcerchent des réponses.

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Si c’est une césarienne programmée

Vous serez le plus souvent invité à vous rendre à l’hôpital la veille au soir. Mais certains hôpitaux ne vous font venir que le matin même.

Si vous devez venir la veille au soir…

On vous accueille, enregistre votre arrivée, et procède aux examens standart d’une visite de grossesse : prise de tension, vérification des papiers administratifs, ultime examen d’urine et echodoppler pour vérifier que BB va bien.

Puis vous êtes dirigée vers votre chambre (pour la nuit ou tout le séjour en fonction des places de diponibles).

Votre repas du soir vous est ensuite apporté, une fois que vous êtes installée.

Vous êtes ensuite conviée, juste avant de vous coucher, à prendre une douche compléte à la bétadine (corps + cheveux), puis à enfiler une blouse propre.

La période de jeun commence : 22h pour le dernier aliment et 00h pour le dernier verre d’eau.

Le lendemain matin…

Vous êtes réveillée à 6h. Nouvel echodoppler puis prise de tension.

On vous demande de vous reprendre une douche à la Bétadine mais pas besoin d’y inclure les cheveux cette fois-ci, afin qu’ils ne soient pas mouillés en salle d’opération où il fait froid. Ce serait dommage de tomber malade pendant que vous accouchez.

Ensuite vous attendez jusqu’à ce qu’un brancardier viennent vous chercher (environ 30mn avant la césarienne).

On vous emmène vers les salles d’opération, et vérifie votre identité (il ne faudrait pas se tromper de patiente 😉 ). L’équipe médicale vous est présentée et on vous demande le prénom de bébé pour l’inscrire sur son bracelet.

Vous entrez en salle…

On vous installe sur la table, et différents branchements sont effectués : appareil pour la prise de tension, pour le rythme cardiaque, perfusions…

On vous demande ensuite de faire le dos rond pour que l’anésthésite procède à la rachi-anésthésie.

On vous allonge ensuite et attache vos bras pour qu’ils ne bougent pas.

Le champ opératoire est installé et c’est seulement après que le futur papa peut entrer (affublé d’une blouse, de chaussons et d’un bonnet stériles).

Si vous ressentez une envie de vomir et des faiblesses, ce n’est pas anormal. C’est juste les conséquences de l’anésthésie, qui dilate la taille de vos vaisseaux sanguins. Vos vaisseaux étant ainsi plus grand, ils demandent à contenir plus de sang, sauf que votre quantité sanguine n’a pas bougé. Votre corps réagit donc comme si il n’avait pas assez de sang.

La césarienne peut commencer…

Le chirurgien ouvre différentes couches : la peau de votre ventre, vos muscles, le péritoine (certains l’incisent, d’autres le contournent), l’utérus, le sac amiotique.

Votre bébé est sorti de votre ventre. Le chirurgien appuie généralement sur votre ventre pour se faire, mais une nouvelle technique se répend doucement depuis 1 an : celle du Winner Flow.

Pendant que l’on recout le tout, votre bébé vous est soit présenté rapidement avant d’être emmené dans une salle plus chaude accompagné du papa, pour recevoir ses premiers soins; soit le premier peau à peau avec votre bébé vous est proposé.

Une fois que votre cicatrice est recousue, vous êtes emmené en salle de réveil pendant 2h, sans bébé, ni le papa généralement.

Enfin, vous êtes raccompagnée dans votre chambre pour le début de vie de famille à 3.

Et le post-op alors ?

On vous conseille en générale de vous lever le soir même. Si vous êtes courageuse, vous avez même le droit de prendre votre première douche.

Mais le mieux reste tout de même une présence importante du papa à vos côtés pour s’occuper de bébé afin de vous ménager physiquement le plus possible.


 

Si c’est une césarienne d’urgence

C’est globalement la même procédure sauf que le papa ne peut généralement pas vous accompagner en salle d’opération.

 

>> Le prochain jeudi césarienne aura pour sujet le Winner Flow 🙂

Préparation césarienne – Le témoignage de Laëtitia

Ce jeudi Préparation césarienne est cette fois-ci consacré au témoignage de Laëtitia. Une maman qui a également accouché par césarienne programmée à la maternité privée d’Antony (en région parisienne). Un second témoignage très positif, donc sur 3 témoignages pour l’instant, nous en sommes à 2 encourageants sur les pratiques des équipes médicales. Comme quoi le tableau est loin d’être tout noir 😉 Vous noterez que l’équipe a demandé à cette maman de pousser pour les aider à sortir sa fille !!! Pratique dont je vous parlais dans cet article et qui montre que l’on peut être actrice de son accouchement, même avec une césarienne !

N’hésitez pas à m’envoyer le vôtre à mystsuki@gmail.com 

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Aviez-vous préparer un projet de naissance pour la césarienne ? Si oui, a-t-il été respecté ? Qu’aviez-vous mis dedans (pour en inspirer d’autres, si cela n’est pas indiscret) ?

Je n’avais rien préparé de particulier. On m’a expliqué le mode opératoire classique de la césarienne programmée pratiqué dans cet hôpital et il me convenait tout à fait. Je souhaitais simplement que mon mari soit présent et j’avais bien spécifié que je souhaitais allaiter.

Comment vous êtes-vous préparer à cette naissance particulière ? (psychologiquement et physiquement)

Je ne fais pas partie des femmes qui attendent avec impatience leur accouchement et le voient comme une étape importante de leur vie de femme. Pour moi, l’accouchement est simplement une manière de faire naître le bébé, et je me fichais pas mal de la façon dont il allait se dérouler, du moment que ça se passe bien et que mon bébé soit en bonne santé. J’ai finalement pris la décision de demander une césarienne car mon bébé était en siège et les mesures du bassin étaient un peu justes. L’équipe médicale était d’avis de tenter un accouchement par voie basse mais ça me paraissait trop risqué. J’avais l’impression que j’avais de grandes chances de subir une césarienne d’urgence, qui comporte plus de risques et se déroule davantage dans la précipitation. J’avais aussi peur que mon accouchement s’éternise et que mon bébé finisse par en souffrir. Dans mon métier, je vois beaucoup d’enfants qui souffrent de pathologies du langage et dont la naissance s’est mal passée. Le lien entre les deux n’est pas clairement établi mais ça fait réfléchir.
Donc après avoir pesé le pour et le contre, je me suis dit que quitte à avoir de grandes chances d’avoir finalement une césarienne d’urgence, je préférais une césarienne programmée.

L’équipe médicale vous a-t-elle assez informée sur ce qui allait se dérouler le jour J ?

Oui, tout à fait. Ma sage femme (libérale mais rattachée à l’hôpital), mon obstétricien et l’anesthésiste ont été très précis dans leurs explications et tout s’est déroulé comme annoncé.

Comment la préparation s’est-elle passée ? (accueil la veille ou le jour même ? Dans quelles conditions ? Les heures précédant la césarienne ?… etc.)

J’avais rendez-vous le matin même. On m’a demandé de téléphoner avant de partir pour m’assurer qu’ils n’avaient pas trop d’urgences, qu’un bloc était libre et ne pas me faire attendre sur place pour rien. J’étais à jeun et j’avais dû prendre une douche à la bétadine la veille au soir et le matin même. A notre arrivée à l’hopital, on nous a installés mon mari et moi dans une salle utilisée habituellement pour les accouchements par voie basse pour un monitoring de 30 Min. Puis, au moment où nous allions partir au bloc, une urgence s’est présentée et nous avons dû patienter.

Comment cela s’est-il déroulé ? (Avec le Papa dans la salle d’opération ? Étiez-vous réveillée ? Avez-vous pu profiter de bébé ?…)

J’ai d’abord été emmenée seule au bloc. L’anesthésiste et une aide soignante ont installé la péridurale. Toutes les deux étaient très rassurantes. L’anesthésiste m’expliquait pas à pas ce qu’elle faisait, tout s’est très bien passé et je n’ai rien senti. La sensation de la rachis-anesthésie est assez curieuse : je ne sentais plus du tout mes jambes, comme si elles n’existaient plus mais je sentais quand on me touchait la peau.
Ensuite, mon obstétricien est entré et l’équipe a installé les champs puis a fait entrer mon mari. L’ambiance était très détendue, l’équipe discutait et plaisantait avec nous. L’anesthésiste a continuer à nous informer de toutes les étapes. Au moment le la sortie de bébé, ils m’ont demandé de pousser 3 ou 4 fois pour les aider à la sortir. Tout est allé très vite.
Ils m’ont montré ma fille et sont tout de suite allés aspirer les sécrétions qu’elle avait dans les voies respiratoires et qui n’avaient pas pu être évacuées puisque je n’avais pas eu de contractions. Ensuite, ils l’ont posé sur moi et me l’ont laissée une dizaine de minutes. Ils l’ont ensuite emmenée pour la mettre en peau à peau avec son papa dans la salle où nous étions installés avant l’opération. Le temps qu’ils me recousent, je les ai rejoints environ 15 min après et nous sommes restés tous les trois tranquilles pendant 3h. Quelqu’un passait voir de temps en temps si tout allait bien. Quand ils ont trouvé que j’arrêtais suffisamment de saigner, ils nous ont emmenés dans la chambre que j’ai gardée pendant tout le séjour.

Comment l’avez vous vécu physiquement et surtout psychologiquement ? Avez-vous eu besoin de faire le deuil de cette naissance idéalisée ?

Physiquement, je me suis très bien remise. Je cicatrise vite et je n’ai pas trouvé les suites de l’intervention particulièrement douloureuses. Psychologiquement, comme je n’avais pas d’idée de naissance idéalisée, je n’ai pas ressenti de difficultés particulières non plus. Je suis quelqu’un d’assez cartésien et rationnel, du coup le côté programmé, prévu et organisé avait quelque chose de rassurant.

Avez-vous pu en discuter avec d’autres ? (Autres mamans césarisées, personnel médical, votre entourage)

Mon conjoint trouvait que c’était à moi de prendre la décision et m’avait dit qu’il me soutiendrai quelle qu’elle soit. Mon entourage était rassuré que je demande une césarienne car les accouchements par voie basse en siège sont généralement perçus comme dangereux.
J’en ai beaucoup discuté avec mon obstétricien car ma décision était contraire à son avis. Comme aujourd’hui, la décision finale revient aux parents, il ne pensait pas s’étendre sur la question mais j’ai insisté car je tenais vraiment à savoir si ma demande de césarienne était ridicule et injustifiée d’un point de vue médical. Il m’a assuré que non, pas du tout, et que même si lui était d’avis de tenter par voie basse pour éviter une intervention chirurgicale, il était vrai que j’avais de fortes chances d’avoir une césarienne d’urgence et qu’elles étaient plus risquées. En fait, il avait surtout peur que je regrette ma décision après coup, ce qui n’est pas du tout le cas. La naissance de ma fille a été très rapide et sereine, j’en gade un très bon souvenir.

Quel sentiment ces discussions vous ont-elles renvoyé ? Ils échangeaient avec vous, ou encore ne savaient pas quoi vous répondre, ou vous écoutaient simplement ou bien ont refusé de comprendre… ?

L’équipe médicale était très à l’écoute. Ils nous ont donné très clairement leur point de vue, mais tout en nous disant que la décision finale était la notre, qu’ils la respecteraient et qu’être parents consistait à prendre des décisions pour son enfant, ce qui commençait maintenant. Ils nous ont bien précisé que si on sentait que la césarienne était la solution que l’ont « sentait » le plus, il fallait partir là dessus, parce que c’était notre vécu qui importait et que la naissance d’un enfant était une étape très importante et personnelle.

Emission Les Maternelles : Préparer une césarienne !

Je sais que nous ne sommes pas jeudi mais je viens de tomber par hasard sur cet appel à témoignage TRES INTERESSANT de l’émission Les Maternelles sur France 5. Il rejoint directement l’action que je mène en ce moment via ce blog lors des jeudis Césarienne. Je recoupe donc l’information ici pour toutes celles que ça pourrait intéresser. J’espère que leur appel débouchera sur une émission ! Si c’est le cas j’en ferai naturellement un débriefing dans un article.

 

Une césarienne tout en douceur

Vous avez accouché par césarienne et vous y avez été préparé pendant votre grossesse pour que ça se passe le plus naturellement possible et que votre bébé soit accueilli dans les meilleures conditions.

Contactez Stéphanie au 01.41.22.33.18 ou écrivez à bergeron@neria.fr

Merci !

Préparation césarienne – Le témoignage de B comme Balthazar

Ce jeudi Préparation césarienne est cette fois-ci consacré au témoignage de B comme Balthazar. Une maman qui a accouché par césarienne programmée en mars dernier à la maternité des Bluets dans le 12ème arrondissement de Paris. Un témoignage beaucoup moins avantageux que la semaine dernière cette fois, tant sur la communication de l’équipe médicale en amont que pendant la césarienne en elle-même. Je pense que beaucoup de mamans qui ont vécu une césarienne se retrouveront dans les (res)sentiments qu’elle décrit suite à la naissance de son bébé.

N’hésitez pas à m’envoyer le vôtre à mystsuki@gmail.com 

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L’équipe médicale vous a-t-elle assez informée sur ce qui allait se dérouler le jour J ?

J’avais été informée qu’il s’agirait d’une césarienne programmée, puisque le bébé était très très mal positionné et que ni version ni acupuncture n’avait fonctionné. Pour être tout à fait exacte, ils nous ont même laissé le choix de tenter l’accouchement par voie basse, mais dans mon cas c’était un peu un faux choix car la position mi siège mi transverse du bébé (oui oui, il fait dans l’original) rendait extrêmement probable la césarienne en urgence après quelques heures de travail. Entre césarienne en urgence et césarienne programmée, on a choisi.

En revanche j’ai reçu très peu d’informations sur le déroulement de la césarienne, ses suites, ses conséquences… dès que ça a commencé à sentir le roussi (césarienne en vue), j’ai systématiquement demandé « Et en cas de césarienne ? Et en cas de césarienne ? » en cours de préparation, car les sages femmes n’abordaient que l’accouchement voie basse, dans toutes ses dimensions. Je me sentais déjà mise à l’écart.

Quand la césarienne a été décidée, ils m’ont dit que je recevrai un livret explicatif. Je l’ai effectivement reçu… le matin de la césarienne ! On l’a donc lu dans le taxi en allant à la maternité. Autant dire que c’était trop tard (en plus d’être très succinct) et que le petit laïus sur la disponibilité du personnel pour en parler avant en cas de besoin… a eu du mal à passer. Heureusement que je m’étais un peu renseignée sur internet avant, mais si j’avais dû compter sur la maternité, je n’aurais rien su du tout de ce qui m’attendait.

Comment cela s’est-il déroulé ? 

On est arrivés à la maternité le matin même, j’ai pu prendre une douche de bétadine chez moi, tranquillement. On est arrivés le matin vers 9h et le bébé est né vers 11h je crois. Le papa a pu assister à l’opération, j’étais réveillée, et ils ont posé le bébé quelques minutes sur moi juste après la naissance. Puis ils sont partis avec mon mari et mon fils, qui ont pu profiter de 40 minutes de peau à peau environ : comme le bébé allait bien, ils n’ont pas fait les premiers soins tout de suite, ils les ont laissé profiter du peau à peau.

Sur le papier tout est parfait donc. Et je dois bien dire, pour rassurer les futures mamans qui accoucheraient là bas, que leur protocole de césarienne est formidable : peau à peau tout de suite dès ma descente du bloc, première mise au sein immédiate, décision de retarder les premiers soins pour nous laisser faire connaissance avec notre bébé tous les trois, présence du papa au bloc… toutes les conditions sont réunies pour que la césarienne se passe au mieux.

Comment l’avez vous vécu physiquement et surtout psychologiquement ? Avez-vous eu besoin de faire le deuil de cette naissance idéalisée ?

Même si sur le papier tout est parfait, dans la réalité ça s’est révélé beaucoup moins rose. Ça ne tient qu’à une chose : l’équipe médicale qui s’est occupée de moi. J’imagine que c’est une question de chance, en l’occurrence je n’en ai pas eu. Il y avait deux sage-femmes hommes, ce qui ne m’aurait pas dérangée s’ils avaient été un tant soit peu gentils ou juste simplement humains. L’un était un peu plus compréhensif, mais celui qui semblait le « diriger » était très froid et complètement indifférent, ne m’adressant la parole que pour le strict minimum, faisant les 100 pas dans le bloc pendant la préparation de l’opération sans me dire un mot. L’autre était resté avec mon mari, avant et après l’opération. J’ai appris ensuite qu’il avait été adorable avec lui, lui disant bien de me rassurer sur le fait que j’avais vraiment accouché, même si c’était une césarienne, etc. Dommage qu’il n’ait pas été là au bloc avec moi, j’aurais eu besoin de l’entendre ou du moins, d’être en face de personnes humaines, mais je me suis trouvée face à des robots. Méchants non, juste indifférents. Personne ne m’a parlé pendant toute la préparation au bloc, mon mari ne pouvait pas encore entrer, j’étais seule, nue, stressée, bras attachés, et eux parlaient entre eux de problèmes administratifs ou d’engueulades entre membres du staff, sans m’adresser la parole. Le (enfin la) médecin qui m’a accouchée ne s’est même pas présentée, je n’ai pas su qui c’était. Ces moments, avant et après la naissance, sans mon mari, m’ont semblé interminables et quasiment insoutenables. Il aurait suffi de quelques mots gentils, d’un simple « Tout va bien se passer », « Vous avez un beau bébé », rien de bien compliqué en somme, pour que tout soit différent. Je me suis sentie plus qu’humiliée : absente, comme si je n’étais pas une personne. Encore maintenant je garde beaucoup de colère en moi contre le personnel médical, contre leur indifférence, l’exaspération qu’ils se sont permis de manifester quand la rachianesthésie a commencé à me faire vomir. J’avais très clairement l’impression qu’il s’agissait d’une routine ou même d’une corvée pour eux. Pour moi c’était la naissance de mon premier enfant, ils me l’ont volée. 7 mois après je ne peux pas en parler sans que les larmes montent contre mon gré. Il me faudra du temps pour accepter ces moments et ces souvenirs.

Avez-vous pu en discuter avec d’autres ? (Autres mamans césarisées, personnel médical, votre entourage)
Quel sentiment ces discussions vous ont-elles renvoyé ? Ils échangeaient avec vous, ou encore ne savaient pas quoi vous répondre, ou vous écoutaient simplement ou bien ont refusé de comprendre… ?

Mon mari a été merveilleux, il comprenait tout, me soutenait en tout. Plus difficile d’en parler à l’extérieur. Les gens sont gênés, ou bien la tyrannie du « Tu as un bébé en bonne santé, c’est l’essentiel » effaçait tout sur son passage. Je suis consciente de ma chance, nous allons bien tous les trois, c’est déjà merveilleux, mais ça n’efface pas le traumatisme. J’aurais eu besoin d’une écoute compréhensive, qui ne juge pas uniquement à l’aune du physique qui va bien. Oui on allait bien, mais j’ai manqué la première rencontre avec mon fils, je n’étais pas là, pas émotionnellement disponible. Ça a marqué les premiers mois de notre relation, cette culpabilité, cette difficulté à me sentir authentiquement maman, ce sentiment comme d’imposture. A aucun moment ils ne m’ont fait sentir actrice de la naissance, ou même sentir maman. Il aurait peut-être suffi d’un « Félicitations » pour que je me sente maman dans leurs yeux, et non pas opérée de l’appendicite ou de je ne sais quoi ! Même en suite de couches, je n’ai vu que des infirmières, pas de sage-femmes.

On ne m’avait pas non plus assez prévenue des suites de césarienne, que j’ai trouvé très douloureuses ( premiers levers très difficiles, douleurs des contractions à chaque tétée, cicatrice fragile, ventre qui tire en permanence…) .

Aujourd’hui tout va très bien, si bien même que j’attends un bébé pour fin mars ! Avec deux grossesses si rapprochées, ce sera encore une césarienne. Mais cette fois-ci je suis préparée. Déjà j’ai changé de maternité : je suis suivie à Necker où pour le moment tout se déroule comme sur un nuage, avec des médecins et sage-femmes adorables. J’ai rédigé un projet de naissance avec l’aide de l’une d’entre elles. Je sais à quoi m’attendre pour les suites de césarienne, et je saurai sortir de mon rôle de « petite fille sage » pour me faire entendre si besoin. La relation « médecin tout puissant », c’est fini pour moi. A 25 ans et primipare je n’ai pas su résister mais à 26 ans, forte de mon expérience passée, de l’amour des deux hommes de ma vie et du futur amour qui arrive, je saurai m’imposer pour exister comme personne et comme maman pendant mon accouchement.

Préparation césarienne – Le témoignage de Kleo

Aujourd’hui le jeudi Préparation césarienne est consacré au témoignage de Kleo. Une maman qui a accouché par césarienne programmée en mars dernier à la maternité Antoine-Béclère (niveau III) à Clamart à côté de Paris. Un témoignage qui rassure un peu et montre que des hôpitaux savent ce qu’informer veut dire 😉

N’hésitez pas à m’envoyer le vôtre à mystsuki@gmail.com 

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Aviez-vous préparer un projet de naissance pour la césarienne ? Si oui, a-t-il été respecté ? Qu’aviez-vous mis dedans (pour en inspirer d’autres, si cela n’est pas indiscret) ?

J’avoue que non, mis à part le fait que nous voulions que mon mari y assiste.

Comment vous êtes-vous préparer à cette naissance particulière ? (psychologiquement et physiquement)

Je me suis un peu renseignée sur des sites « sérieux » type césarine (surtout pas Doctissimo !) et j’en ai pas mal parlé avec la sage-femme qui nous faisait la préparation à l’accouchement.

L’équipe médicale vous a-t-elle assez informée sur ce qui allait se dérouler le jour J ?

Oui, tout à fait. La sage-femme de la préparation, mais aussi ma gynécologue en ville (qui m’avait déjà mise en garde quelques semaines plus tôt), les praticiens de l’hôpital, l’anesthésiste lors de la visite pré-opératoire.

Comment la préparation s’est-elle passée ? (accueil la veille ou le jour même ? Dans quelles conditions ? Les heures précédant la césarienne ?… etc.)

J’étais convoquée le matin même, mais j’ai dû passer faire les derniers prélèvements la veille (me semble-t-il) : urine, sang. J’ai également eu droit à une visite pré-opératoire. Je suis entrée à l’hôpital à 7h30, mon bébé est né peu après 10h, la prise en charge a été extrêmement rapide. On m’a d’abord installée dans une « suite prénatale », avant de m’emmener au bloc après mes deux douches à la Bétadine.

Comment cela s’est-il déroulé ? (Avec le Papa dans la salle d’opération ?  Étiez-vous réveillée ? Avez-vous pu profiter de bébé ?…)

Le père était avec moi, au niveau de ma tête. J’étais réveillée et avais eu le droit de garder mes lunettes (je suis myope comme une taupe), si bien qu’à un moment donné j’ai dû leur demander de décaler un peu l’éclairage sur lequel se reflétait la scène (rien de grave, je les ai vus nettoyer la zone, point). J’étais enveloppée d’une couverture chauffante (le pied !). Je n’ai que très peu profité de mon bébé car il faisait froid en salle d’opération, mais on me l’a amenée tout de suite. En revanche, lorsqu’on m’a remontée, on m’a laissée quelques instants avec mon bébé (enfin, mon mari prétend qu’il s’est écoulé dix minutes, moi j’ai l’impression que c’était plutôt 30 secondes).

Comment l’avez vous vécu physiquement et surtout psychologiquement ? Avez-vous eu besoin de faire le deuil de cette naissance idéalisée ?

Physiquement, ça allait. Je n’ai pas eu trop mal, même si ce n’était quand même pas une partie de plaisir, et la cicatrice est belle, fine et s’est refermée sans problème. Le plus bizarre a été de conserver des agrafes pendant une semaine (et de passer 6 jours à la maternité…).

Au plan psychologique, je pensais l’avoir bien vécu, mais sans doute pas tant que ça. Je n’avais pas idéalisé la naissance (j’avais même carrément la trouille alors quelque part ça m’arrangeait), mais du coup, ne pas avoir vécu les douleurs de l’accouchement a fait que j’ai eu du mal à prendre conscience de la naissance et à me projeter en tant que mère.

Avez-vous pu en discuter avec d’autres ? (Autres mamans césarisées, personnel médical, votre entourage)

J’en ai parlé avec mon conjoint (à qui j’ai demandé d’être présent) et le personnel médical. Comme c’était programmé, je ne voulais pas aborder le sujet avec mon entourage car ils auraient connu la date de mon accouchement. En revanche, j’ai pu longuement échanger avec le personnel médical, et de façon intéressante.

Quel sentiment ces discussions vous ont-elles renvoyé ? Ils échangeaient avec vous, ou encore ne savaient pas quoi vous répondre, ou vous écoutaient simplement ou bien ont refusé de comprendre… ?

Avec mon mari, la question était surtout de se dire que ça y était, on allait plonger dans l’inconnu (il s’agit de notre premier enfant).

Sinon, j’ai vraiment eu l’impression que le personnel était à l’écoute. Peut-être plus dans la technique pour les médecins et dans la réassurance pour la sage-femme, mais à aucun moment je n’ai eu le sentiment d’être perdue, incomprise ou peu écoutée. D’un autre côté, j’ai accouché dans une maternité de niveau III, qui a l’habitude de ce genre de procédures. J’ai plus mal vécu l’annonce d’un éventuel retard de croissance (par une sage-femme croyant que nous étions déjà au courant) que celle de la césarienne à laquelle nous nous attendions.

La césarienne, où s’y préparer ?

Voilà le premier jeudi préparation césarienne, comme promis. Mais je crains de ne pouvoir longtemps tenir la cadence car ma bouteille lancée à la mer semble ne pas avoir rencontré beaucoup de succès. J’ai eu une seule proposition de témoignage dont j’attend le retour. Croisons les doigts pour que ça en appelle d’autres. 😉

J’en profite donc pour relancer mon appel à témoignages sur la césarienne en précisant que même les mamans d’autres pays peuvent témoigner, afin de comparer la communication qui peut être faite sur le sujet dans les différents pays.

En attendant, j’ai fait un petit tour du net en tapant « Préparation césarienne » sur Google pour étudier ce qui remontait. Quelle ne fut pas ma surprise en constatant que seuls 3 sites parlaient de préparation anténatal à cette forme d’accouchement !

Une seule maternité en France ?

J’ose espérer que ce n’est pas le cas, mais hélas seule 1 maternité a répondu présente à mon appel Google : La maternité des Lilas à Paris. Voici la prestation proposée autour de la césarienne mise en place :

Entretien autour de la césarienne et de l’imprévu avec la psychologue (proposé aussi en postnatal).

Cette réunion concerne les femmes, les couples, tant en anténatal qu’en postnatal. Elle propose une information, une réflexion et un échange de vécu autour de la césarienne telle qu’on la pratique à la Maternité des Lilas, sous anesthésie loco-régionale et en présence du père. Elle vise à vous préparer à la part d’imprévu existant dans toute naissance et incite à l’anticiper de manière à éviter d’éventuels traumatismes pendant l’accouchement.

Elle mérite d’être félicitée car elle semble être la seule à se soucier d’informer et de préparer les futures mamans à cette alternative d’accouchement. J’espère sincèrement me tromper et que les autres hôpitaux ou cliniques ont juste oublié de le mentionner sur leur site. Car sinon, la situation serait encore pire que ce que je pensais.

A dire vrai, le site suivant ne m’a pas rassuré sur ce point, bien au contraire, il m’a conforté dans mes craintes.

L’HAS

Je suis tombée sur cette plaquette créée par la Haute Autorité de Santé destinée aux personnels médicaux. Elle leurs indique quelle communication adopter avec les patientes en cas de césarienne programmée. Voici exactement ce qui y est dit :

Pour toute césarienne programmée, une information de la femme enceinte est nécessaire (indication,
rapport bénéfices/risques, conditions de réalisation). Les éléments d’information communiqués doivent
être mentionnés dans son dossier médical (accord d’experts).
Il est recommandé d’informer les femmes enceintes de l’existence d’évènements pouvant intervenir avant
ou pendant le travail et modifier le mode d’accouchement initialement programmé (accord d’experts).

Quoi de plus succinct ?! Pas un seul mot sur les suites post-opératoires (se lever le jour même, douleur cicatricielle normale le premier mois, risque de perte de toute sensation autour de la cicatrice…etc), ni sur les risques post-opératoires (infection urinaire courante, risque d’embolie pulmonaire…), ni sur la procédure de la césarienne en elle-même (« on va couper ça, ça et ça et ensuite on fera ça… »). Seules les « conditions de réalisation » sont à expliquer.

Heureusement ils se rattrapent avec cette plaquette-ci nommée à juste titre « Ce que toute femme enceinte devrait savoir » qui explique plutôt bien tout ce qui est généralement tu. Dommage qu’elle ne soit pas systématiquement distribuée aux patientes ! J’aurai été heureuse de la lire !

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L’émission « Les maternelles »

Enfin le dernier n’est certes pas médical, mais il est intéressant de voir que des organismes capables de taper dans la fourmilière s’interrogent sur ce tabou qui est fait autour de la césarienne. Ils ont donc poser la question à des mamans sur leur forum de savoir si on considérait qu’il fallait ou non se préparer à la césa. Bien entendu, la plupart des mamans répondaient oui sans hésitation.

Tous les autres sites ne concernaient que les conseils post-opératoires : comment prendre soin de sa césarienne, comment s’en remettre…etc.

Les seules choses à retenir sont donc 1/ Accoucher à la maternité des Lilas de Paris si possible 😉 (je plaisante); 2/ Lire la plaquette de l’HAS et ne pas hésitez à en parler aux futures mamans que vous connaissez !

jeudisc

Appel à témoignages

Aujourd’hui je lance une bouteille à la mer, dans ce vaste océan qu’est le net, en espérant réussir à échouer sur le plus d’écrans possible de maman dans le besoin. Dans le besoin de raconter, comme dans celui de s’informer. Et qui sait, avec un peu de chance, la grande mission qu’y est ici fixée atteindra son objectif : celui d’aider des futures mamans à se préparer à l’imprévu : une césarienne.

A toutes les mamans césarisées

Que vous ayez vécu une césarienne programmée ou d’urgence, je souhaiterai recueillir votre ou vos témoignages (si vous en avez vécu plusieurs) sur ce blog. J’en publierai un chaque jeudi, qui sera le jour des posts dédiés au sujet « césarienne« . Le but final étant de sensibiliser et d’aider les futures mamans à se préparer à cet alternative d’accouchement.

J’aimerai pour se faire que vous racontiez comment vous aviez prévu votre accouchement, comment il s’est finalement déroulé, et enfin comment vous l’avez vécu à posteriori. Je pose des questions ci-dessous comme ligne directrice globale mais sentez-vous libre d’écrire votre récit en vous aidant de ces questions ou pas. Je souhaite juste qu’au cours de votre témoignage vous abordiez ces thématiques pour éclairer les futures mamans.

jeudisc

Si vous avez eu une césarienne d’urgence (première partie)

Aviez-vous fait un projet de naissance ? Si oui, a-t-il été respecté dans la limite du possible ?

Aviez-vous été suffisamment informée en amont des risques de césarienne ? (Cours de préparation à l’accouchement,  documentations ou autre)

L’équipe médicale a-t-elle discuté avec vous de cette césarienne en urgence pendant le travail pour vous y préparer ? Ou avez-vous été emmenée au bloc sans plus de cérémonie ?

Avez-vous eu l’impression que l’équipe médicale avait tout fait pour vous aider à vivre la naissance de bébé comme vous le souhaitiez ? Qu’elle avait été au bout des différentes possibilités avant passer à la césarienne ?

Césarienne programmée (première partie)

Aviez-vous préparer un projet de naissance pour la césarienne ? Si oui, a-t-il été respecté ? Qu’aviez-vous mis dedans (pour en inspirer d’autres, si cela n’est pas indiscret) ?

Comment vous êtes-vous préparer à cette naissance particulière ? (psychologiquement et physiquement)

L’équipe médicale vous a-t-elle assez informée sur ce qui allait se déroulé le jour J ?

Comment la préparation s’est-elle passée ? (accueil la veille ou le jour même ? Dans quelles conditions ? Les heures précédant la césarienne ?… etc.)

Aux deux genre de césarienne (deuxième partie)

Comment cela s’est-il déroulé ? (Avec le Papa dans la salle d’opération ?  Étiez-vous réveillée ? Avez-vous pu profiter de bébé ?…)

Comment l’avez vous vécu physiquement et surtout psychologiquement ? Avez-vous eu besoin de faire le deuil de cette naissance idéalisée ?

Avez-vous pu en discuter avec d’autres ? (Autres mamans césarisées, personnel médical, votre entourage)

Quel sentiment ces discussions vous ont-elles renvoyé ? Ils échangeaient avec vous, ou encore ne savaient pas quoi vous répondre, ou vous écoutaient simplement ou bien ont refusé de comprendre… ?

Voilà, mais encore une fois, sentez-vous libre de raconter votre histoire comme vous le sentez.

En remerciant par avance toutes celles qui témoigneront. A vos plumes claviers ! 😉

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