Contradiction des sentiments

Une semaine complète de vacances !!!!! Vous imaginez ? J’en rêvais depuis des mois…. je trépignais d’impatience depuis 3 semaines. J’étais surexcitée à son approche depuis 10 jours…

Et c’est finalement arrivé : nos premières vacances parentales en 4 ans !

Bien qu’au boulot toutes la semaine, nous avons laissé les enfants aux grands parents pour la semaine. Du coup, lorsqu’on rentre (quand on rentre, car je ne vous cache pas que les soirées chez les amis et les restau-cinés s’enchaînent), pas de bain à donner, de repas équilibrée à préparer, de sac à organiser, de bambins à occuper…
Bref de vraies vacances en somme !

La joie des vacances

Je suis en vacances des corvées, des caprices et de leur bazar qui traîne partout, des obligations parentales, des courses qui prennent le double de temps parce qu’on ne peut simplement laisser le caddie là pour se faufiler parmi la foule pour prendre un article.
Je suis en vacances des réveils en pleine nuit, des « debout maman ! » à 7h du mat., des couches qui puent fleurent bon la rose, du ménage à recommencer 5 minutes après l’avoir fini, des biberons à laver (spécialement les tétines, je déteste les tétines), des draps à laver parce que le grand a eu un accident en pleine nuit.
Je suis en vacances des nez à nettoyer, du circuit touristique nounou+école matin et soir, des cris de colères, des « maman » impatients en rafale…etc.

Le tout remplacer par une autorisation de sorties sans heure limite de retour sinon celui qu’on s’impose.

Pourtant…

Une absence poignante. Avant d’aller me coucher, je ne peux réprimer ce besoin d’aller dans leur chambre. Je hume leur odeur imprimée dans leur oreiller. Je regarde les lits, où nul petit corps tout chaud ne dort paisiblement, mais à la place un sentiment de vide. Le rituel du couché bisous – câlins fait défaut. Plus de rires qui résonne dans la maison. Plus de « je t’aime » murmurer tendrement à mon oreille. Aucune bouille craquante à souhait ne passe devant mon objectif.
Ces douces habitudes. On passe devant des vaches en train de paître, et notre première réaction est de se tourner vers l’arrière de la voiture pour prévenir… un siège complètement vide, on se regarde en riant de notre habitude. On sort des courses et naturellement la voiture fait la grand tour pour passer devant l’épouvantail au rond point, afin de faire plaisir à…. à personne en fait, c’est vrai nous ne sommes que tous les deux.

Est-ce moi qui suis contradictoire ? Tous les parents doivent-ils faire face à la même problématique sentimentale ? Comment gérez-vous ces « vacances » ?

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Peut-on fermer la porte aux bons moments par peur des mauvais ?

« Peut-on fermer la porte aux bons moments par peur des mauvais ? » C’est la question que m’a posé Prince charmant lorsque je lui ai dit que finalement je ne voulais pas de troisième enfant un jour.

Nous avions été la veille voir « Nos étoiles contraires » au cinéma, où la protagoniste principale dit cette phrase très juste : « Il y a une chose pire que de crever du cancer, c’est voir son enfant crever du cancer ». Je me suis dit que si cela devait arriver à l’un de mes enfants, je ne pense pas que j’y survirai, ni que j’aurai la force qu’ont les parents dans le film de surpasser leur chagrin pour aider leur fille à apprendre à vivre, plutôt que de se contenter de survivre.

Vivre le cancer de ma marraine m’a dévasté lorsque j’étais adolescente et je ne pense pas que j’aurai la force mentale de revivre ça un jour. C’est pourquoi en sortant du film je me disais que lorsque je pense aux nombreux moments de bonheur avec mes fils, j’ai clairement une pulsion d’amour qui me dit que j’aimerai un jour avoir un troisième, mais à contrario, après la chute de Merveille, ce genre de film ou la crainte de tout ce qui peut leur arriver, j’en conclu que je suis bien assez angoissée, que je préfère ne plus avoir d’enfant pour ne pas avoir à subir pour un troisième être la peur de tout ce qu’il pourrait lui arriver, comme je la subis déjà pour mes 2 princes.

Parfois j’ai l’impression d’être seule à sur-angoisser comme ça pour mes enfants. A craindre à chaque chute, chaque jour passé chez leur nounou ou à l’école, chaque voyage en voiture sans moi…etc. J’ai beaucoup de mal à relativiser et à mettre mes angoisses en sourdine.

Je me demande souvent comment les autres mamans le vivent ? Si comme moi, elles le vivent mais n’en parlent pas plus que ça, ou si elles arrivent à gérer leurs angoisses naturellement ? J’aimerai tant réussir à comprendre comment faire de même, ça m’éviterai de gâcher tant de bons moments…

> Et vous, plutôt maman angoissée ou maman zen ?

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La peur de notre vie

Nous sommes rentrés hier après-midi plutôt qu’aujourd’hui afin de prendre le temps de ranger un peu les derniers cartons.
Mais Merveille devait trouver qu’on s’ennuyait en ce beau dimanche, du coup il nous a fait une sacrée animation dont nous nous serions bien passés. Il est tombé des escaliers de la nouvelle maison qui n’ont pas de barrière. Du coup, on a entendu un gros boum et on l’a retrouvé 1m60 plus bas… Une énorme frayeur, de nombreuses larmes (autant de Merveille que de maman qui était morte de peur) et des « tu as mal où?  » plus tard, nous voilà en route pour les urgences pédiatriques où il a été pris assez rapidement en charge.
On nous a annoncé 1h après que nous resterons les prochaines 24h sur place afin de le garder en observation pour ne pas passer à côté d’une commotion cérébrale.
Il est effrayant de se rendre compte qu’il suffit de quelques mètres de distance de son enfant pour qu’en une seconde le pire puisse arriver sans qu’on ne puisse rien empêcher.
Heureusement Merveille semble allez bien mais ce sentiment d’impuissance est vraiment terrorisant pour des parents. Impuissants à sauver son enfant de la chute, impuissants face à sa douleur, impuissants à savoir quoi faire en dehors de foncer aux urgences. Si il vient d’avoir la peur de sa vie, moi et prince charmant aussi…

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